Installation

S'installer en France : toutes les voies légales 2026

Il n'existe pas de bouton « s'installer en France » : il faut une base légale, études, travail, visiteur, famille, protection ou entreprise. Au-delà de 3 mois, un ressortissant hors UE a besoin d'un visa D, le plus souvent un VLS-TS : validé en ligne sur l'ANEF dans les 3 mois, il vaut titre de séjour.

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Selon la base légale choisie, il faut ou non un visa, on peut ou non travailler, et la voie mène ou non à la nationalité. Ci-dessous, six voies légales d’après les fiches officielles de service-public à octobre 2026 : à qui elles conviennent, ce qu’il faut justifier et ce qui est permis en France. Des guides détaillés sont liés dans chaque section.

La France pour les ressortissants russes en 2026 : ce qu’il faut savoir

Un ressortissant russe peut s’installer en France en 2026 : pour vivre plus de 3 mois, il faut un visa de long séjour D (frais de 99 €) ; les dossiers sont reçus par 18 centres de visas VFS Global, uniquement sur rendez-vous (frais de service de 36 € par dossier), et c’est le consulat général de France à Moscou qui décide (France-Visas, copies du 27.07.2026 et du 17.09.2026). L’ordre à suivre en six étapes, chacune détaillée sur sa page :

  1. Le visa. Le visa de court séjour (type C) permet jusqu’à 90 jours sur toute période de 180 jours, mais pas de s’installer. Pour vivre plus de 3 mois, il faut un visa de long séjour de type D, le plus souvent un VLS-TS : on le valide sur l’ANEF (le portail en ligne pour les étrangers) dans les 3 mois suivant l’arrivée ; depuis le 1er mai 2026, la taxe est de 300 €, et de 100 € au tarif réduit (service-public, A18881, 12.05.2026). Pour le détail : Visa pour la France et Valider son visa VLS-TS.
  2. Les pièces du visa. Il n’y a pas de liste unique : France-Visas affiche celle de votre démarche. Pour le type D, le passeport doit rester valable au moins 3 mois après la fin du visa, avoir 2 pages vierges et avoir été délivré il y a moins de 10 ans ; depuis le 14 avril 2025, la France ne reconnaît plus les passeports russes non biométriques, sauf ceux des enfants de moins de 15 ans. Le détail est dans la section « Documents pour un visa pour la France : quelles pièces justificatives » de la page Visa pour la France ; pour la traduction et l’apostille, voyez le guide Apostille, traduction assermentée et diplôme pour la France.
  3. Les consulats de France en Russie. Moscou : 45, Bolchaïa Iakimanka ; Saint-Pétersbourg : 12, Nevskiy prospect ; Ekaterinbourg : 6, rue Boris Yeltsine, bureau 194 (d’après les pages officielles, 26.10.2026). Le dossier de visa se dépose chez VFS Global, la décision revient au consulat de Moscou. Détails dans la section « Ambassade et consulats de France : à qui s’adresser » de la page Visa pour la France.
  4. La carte (titre de séjour). Depuis le 1er mai 2026, la première carte coûte 350 € (un timbre fiscal) et le renouvellement 250 € ; au tarif réduit, 150 € et 100 €. Ce n’est pas le même paiement que la taxe de 300 € pour valider le VLS-TS (étape 1) : la taxe se paie pour le visa, le timbre pour la carte. Pour vivre sans travailler avec la carte visiteur, il faut au moins 1 477,93 € net par mois et une assurance (service-public, A18881 et F302, 12.05.2026 et 01.06.2026). Toutes les cartes dans un seul tableau : Types de titres de séjour ; la marche à suivre pour déposer le dossier : Titre de séjour.
  5. Le compte bancaire. Le salaire est versé sur un compte à votre nom, et la CAF (les allocations familiales) ne paie que sur un compte ouvert dans l’un des 36 pays de la zone SEPA. L’ouverture est gratuite ; si une banque refuse, elle doit remettre gratuitement un refus écrit, et sur cette base la Banque de France désigne une autre banque sous 1 jour ouvré (service-public, F2413, 22.05.2026). Les pièces et la marche à suivre : Ouvrir un compte bancaire en France.
  6. Impôts et assurance maladie. Vous devenez résident fiscal dès qu’une au moins des trois conditions est remplie : votre foyer ou lieu de séjour principal, votre activité professionnelle principale ou le centre de vos intérêts économiques est en France ; les « 183 jours » ne sont qu’une façon de remplir la première (F62, 01.01.2026). L’assurance PUMa (protection universelle maladie) s’ouvre tout de suite si vous travaillez, et après 3 mois de vie en France si vous ne travaillez pas (F34308, 13.05.2026). Le détail : Impôts en France et Carte Vitale et sécu.

Voie 1. Les études

Si vous vivez en Russie, en Ukraine, en Arménie, en Azerbaïdjan ou en Géorgie, vous candidatez à un établissement par la procédure obligatoire Campus France « Études en France » : la candidature et le visa se font sur une seule plateforme. Le Kazakhstan et le Bélarus ne figurent pas dans la liste de cette procédure : de là, le visa étudiant se demande via France-Visas (Campus France ; F2231). La première année de licence avec un diplôme étranger passe par la DAP, sur la même plateforme dans ces pays ; le master passe par « Études en France ».

Frais d’inscription dans les universités publiques pour l’année 2026-2027 : licence 178 €, master 255 €, doctorat 398 € par an (service-public, A17481, 21.08.2026).

Les étudiants hors UE paient des droits différenciés : 2 902 € par an en licence et 3 950 € par an en master ; les doctorants ne sont pas concernés. Les exonérations accordées par l’établissement lui-même sont limitées à partir de 2026-2027 : au maximum 30 % des étudiants soumis aux droits différenciés. Ceux qui étaient exonérés en 2025-2026 gardent leur exonération jusqu’à la fin du cycle dans le même établissement (etudiant.gouv.fr).

La justification de ressources pour le visa étudiant et pour le renouvellement du titre de séjour étudiant est d’au moins 877,50 € par mois depuis le 1er août 2026 ; elle était auparavant de 615 €. La condition ne s’applique pas aux admis sur concours dans un établissement ayant signé une convention avec l’État (F2231 ; ministère des Affaires étrangères, 28.07.2026). L’étudiant peut travailler jusqu’à 964 heures par an sans autorisation de travail distincte (F2728). Détails : Étudier en France.

Le parcours de l’étudiant, étape par étape

  1. Candidater. Depuis la Russie, l’Ukraine, l’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Géorgie, via « Études en France » ; depuis le Kazakhstan et le Bélarus, via la DAP, Mon Master ou directement auprès de l’établissement. Pour une première année de licence en 2027-2028, la DAP est ouverte du 1er octobre au 15 décembre 2026 (Campus France, 28.09.2026). La marche à suivre pays par pays : Étudier en France.
  2. Le visa étudiant. Justificatif de ressources et pièces à fournir : page Visa pour la France.
  3. Valider le VLS-TS en ligne sur l’ANEF après l’arrivée, au tarif réduit des étudiants : validation du visa.
  4. Se loger. Résidence du CROUS ou location privée, où la garantie gratuite Visale peut remplacer un garant français : louer sans garant.
  5. Compte et assurance maladie. D’abord le compte bancaire, puis la sécu : sur etudiant-etranger.ameli.fr, l’étudiant obtient tout de suite un numéro provisoire et une attestation provisoire (Carte Vitale et sécu).
  6. L’APL pour la chambre ou l’appartement, à demander le mois de l’emménagement : CAF et APL.
  7. Le renouvellement de la carte étudiant se fait en ligne sur l’ANEF, à l’avance : Titre de séjour.

Le piège à éviter. L’APL n’est jamais versée rétroactivement : le mois de la demande n’est pas payé, le droit s’ouvre le mois suivant. Déposez donc la demande le mois où vous emménagez, et non « quand j’aurai réglé le reste » (service-public, F12006).

Voie 2. Le travail

L’autorisation de travail (autorisation de travail) est demandée par l’employeur, et uniquement en ligne. Le poste doit figurer sur la liste des métiers en tension, ou bien l’offre est publiée pendant trois semaines par les services de l’emploi, par exemple France Travail, sans qu’un candidat convenable se présente (F2728, vérifiée le 18 juin 2026).

Les profils hautement qualifiés obtiennent la carte talent, le « passeport talent ». Pour « salarié qualifié », il faut un contrat de plus de 3 mois avec un salaire d’au moins 39 582 € brut par an et un diplôme français de niveau master au moins ; la durée de la carte est celle du contrat, dans la limite de 4 ans. Pour le salarié d’une entreprise innovante et pour le salarié en mission au sein d’un groupe, service-public indique le même seuil de salaire. La carte bleue européenne exige au moins 59 373 € brut par an, un contrat d’au moins 6 mois et un diplôme sanctionnant 3 ans d’études supérieures ou 5 ans d’expérience (F16922, 01.06.2026). Comment chercher du travail, y compris sans la langue : Travailler en France.

Le parcours du salarié, étape par étape

  1. Autorisation de travail ou carte talent. L’autorisation de travail est demandée en ligne par l’employeur. Pour une profession réglementée (médecin, infirmier, avocat), commencez par la reconnaissance du diplôme. Les guides : Travailler en France et faire reconnaître son diplôme et sa profession.
  2. Le visa D, au consulat du pays où vous vivez : Visa pour la France.
  3. Valider le VLS-TS sur l’ANEF après l’arrivée : validation du visa.
  4. L’assurance maladie dès le début du travail. Quand on travaille, on s’inscrit tout de suite à la CPAM : le délai d’attente ne s’applique pas (Carte Vitale et sécu).
  5. Un compte pour le salaire et un logement : compte bancaire, louer sans garant français. Tout le premier mois sous forme de liste : Vos 30 premiers jours.
  6. Le renouvellement. La carte salarié se renouvelle à la préfecture, pas sur l’ANEF, avec une demande au plus tard 2 mois avant l’expiration de la carte (F15898). La carte pluriannuelle demande un certain niveau de français : Français pour le titre de séjour et la nationalité ; pour le dépôt du dossier : Titre de séjour.

Le piège à éviter. La carte salarié n’autorise que l’emploi pour lequel l’autorisation de travail a été délivrée. Vous changez d’employeur ? Le nouvel employeur demande en ligne une nouvelle autorisation : il en faut une pour chaque nouveau contrat de travail (F2728).

Voie 3. Visiteur : vivre de ses ressources

La carte visiteur est délivrée pour 1 an à ceux qui vivent en France de leurs ressources : rentiers, retraités. Il faut des ressources d’au moins 1 477,93 € net par mois pour une personne (17 735,19 € par an) et une assurance maladie pour toute la durée. Avec cette carte, on ne peut pas travailler en France, ni comme salarié ni comme auto-entrepreneur : au dépôt du dossier, on signe l’engagement de ne pas travailler (F302, 01.06.2026).

Pour une activité à son compte, y compris une micro-entreprise, il existe une autre carte, « entrepreneur/profession libérale » : le revenu tiré de l’activité doit être d’au moins 1 867,02 € par mois (F35795, 01.06.2026).

Le parcours du visiteur, étape par étape

  1. Ressources et assurance. Avant le dépôt, comparez vos ressources au seuil indiqué plus haut et souscrivez une assurance maladie pour toute la durée : c’est une condition de la carte. Les cartes comparées : Types de titres de séjour.
  2. Le visa D, au consulat du pays où vous vivez : Visa pour la France.
  3. Valider le VLS-TS après l’arrivée : validation du visa.
  4. Logement et compte : louer un logement, compte bancaire.
  5. La PUMa. Sans travail, l’assurance maladie française ne s’ouvre pas tout de suite mais après un délai d’attente ; d’ici là, c’est l’assurance souscrite pour toute la durée qui vous couvre (Carte Vitale et sécu).
  6. Le renouvellement se fait en ligne sur l’ANEF, au plus tôt 4 mois et au plus tard 2 mois avant la fin du titre (F302) : Titre de séjour.

Le piège à éviter. Être visiteur, c’est s’engager à ne pas travailler, ni comme salarié ni comme auto-entrepreneur. Si vous comptez sur un petit boulot ou sur une activité à vous, il vous faut une autre carte (voies 2 et 6).

Voie 4. La famille et le mariage

Conjoint de Français - pour les époux de citoyens français (titre vie privée et familiale). Regroupement familial - pour les familles de résidents légaux. Le mariage avec un citoyen français ouvre la nationalité par déclaration après 4 ans de mariage ; 5 ans si, après le mariage, vous avez vécu en France de façon continue moins de 3 ans et que votre conjoint n’était pas inscrit au registre consulaire des Français établis hors de France (F2726, 01.05.2026).

Le parcours du regroupement familial, étape par étape

  1. Les conditions. Durée de votre séjour légal en France, revenus, surface du logement : vérifiez-les avant le dépôt avec le guide Regroupement familial.
  2. La demande à l’OFII, en ligne ou par lettre recommandée avec accusé de réception (formulaire cerfa 11436*05).
  3. La mairie et le préfet. La mairie rend un avis, le préfet décide dans les 6 mois suivant le dépôt du dossier complet à l’OFII. Son silence vaut refus, et ce refus peut être contesté (F11166).
  4. Les visas. La famille obtient ses visas au consulat et entre en France avec eux : Visa pour la France.
  5. Après l’arrivée, le conjoint valide son VLS-TS en ligne (validation du visa) et la famille passe la visite médicale de l’OFII.
  6. Enfants et allocations : École et maternelle, CAF et APL.

Le conjoint d’un Français n’a pas besoin du regroupement familial : il a sa propre carte vie privée et familiale, et la démarche figure dans le même guide Regroupement familial. Le mariage ou le PACS conclus en France sont traités dans le guide Mariage, PACS et divorce en France pour les étrangers.

Le piège à éviter. Choisissez un seul mode de dépôt. Envoyer la demande à la fois en ligne et sur papier ne fait que rallonger l’instruction.

Voie 5. Asile et protection temporaire

Les Ukrainiens déplacés d’Ukraine le 24 février 2022 ou après cette date peuvent bénéficier de la protection temporaire. La décision du Conseil de l’UE 2026/1912 du 30 juillet 2026 l’a prolongée jusqu’au 4 mars 2028, le nouveau délai s’appliquant à partir du 5 mars 2027. L’APS délivrée à ce titre donne le droit de travailler (F299, F2728). Plus de détails dans le guide pour les Ukrainiens en France.

L’asile (statut de réfugié ou protection subsidiaire) est examiné par l’OFPRA ; c’est une procédure à part, pas un moyen de « s’installer pour s’installer ». Le détail : Asile et statut de réfugié.

Le parcours de la protection temporaire, étape par étape

  1. Demander l’APS à la préfecture de votre lieu de résidence, sur rendez-vous ou en ligne, selon ce que prévoit votre préfecture. Les nouveaux demandeurs justifient qu’ils sont en règle avec leurs obligations militaires envers l’Ukraine. Les préfectures du Sud, une par une : Protection temporaire en France.
  2. L’assurance maladie. La PUMa et la CSS gratuite s’appliquent dès l’arrivée ; en général, c’est la préfecture elle-même qui transmet vos données à la CPAM (ameli) : Carte Vitale et sécu.
  3. L’OFII et l’ADA. Après la première APS, vous pouvez demander l’ADA à l’OFII si vous avez accepté les conditions d’accueil et que vos revenus sont inférieurs au RSA.
  4. Compte, logement, CAF : compte bancaire, Logement social HLM, CAF et APL.
  5. Les enfants sont scolarisés selon les règles communes : École et maternelle.
  6. Renouveler l’APS dans le créneau fixé par la préfecture. La première APS et le premier renouvellement sont gratuits ; à partir du deuxième renouvellement, un timbre fiscal de 100 € (depuis le 1er mai 2026, A18881).
  7. Changer de statut. Au renouvellement, la préfecture examine si une carte de séjour peut vous être délivrée (salarié, talent, étudiant, etc.) : Types de titres de séjour.

Le piège à éviter. Si vous repartez longtemps en Ukraine, prévenez la préfecture : vous serez radié, et à votre retour la protection sera à redemander, cette fois avec la condition sur les obligations militaires.

Voie 6. L’entreprise

La carte talent comporte des catégories pour les fondateurs d’entreprise. « Porteur de projet » : création d’une entreprise, diplôme de niveau master ou 5 ans d’expérience, ressources au moins égales au SMIC (22 404,20 € brut par an) et financement du projet à partir de 30 000 €. « Investissement économique » : un investissement d’au moins 300 000 € en immobilisations en France (F16922, 01.06.2026). Pour le micro-entrepreneur et la profession libérale, il existe une carte distincte, « entrepreneur/profession libérale » (voir plus haut).

Le parcours de l’entrepreneur, étape par étape

  1. La carte. « Entrepreneur/profession libérale » pour une activité à son compte ou une micro-entreprise, talent pour un fondateur de société ou un investisseur. Les cartes comparées : Types de titres de séjour.
  2. Le visa D, au consulat du pays où vous vivez : Visa pour la France.
  3. Immatriculer la micro-entreprise en ligne sur le guichet des formalités, gratuitement dans la plupart des cas : Micro-entreprise en France pour les étrangers.
  4. L’ACRE. Elle n’est pas accordée d’office : la demande se fait auprès de l’Urssaf au plus tard 60 jours après le début de l’activité (F11677).
  5. Compte et impôts : compte bancaire, Impôts en France.
  6. Le renouvellement de la carte entrepreneur se fait à la préfecture, pas sur l’ANEF ; les délais de dépôt sont dans le guide Titre de séjour.

Le piège à éviter. L’immatriculation au guichet unique figure parmi les conditions de la carte entrepreneur, mais la fiche service-public ne dit pas dans quel ordre obtenir la carte et immatriculer l’activité (F35795). Posez la question à la préfecture de votre département avant le dépôt, pas après un refus.

Avec un enfant : le parcours étape par étape

L’enfant suit la voie de ses parents ; sur place, l’école, l’assurance maladie et la CAF s’ajoutent aux étapes communes.

  1. Le visa de l’enfant dépend de la base légale des parents. En cas de regroupement familial, les enfants entrent avec un visa portant la mention « regroupement familial » : Regroupement familial.
  2. La mairie, puis le directeur. L’instruction est obligatoire en France de 3 à 16 ans pour tous les enfants, quelle que soit leur nationalité (F1864). On inscrit d’abord l’enfant à la mairie, puis chez le directeur de l’école, avec le certificat de la mairie et un justificatif des vaccinations : École et maternelle.
  3. Sans français. À l’école élémentaire, l’enfant est d’abord évalué, puis orienté vers une classe ordinaire ou une UPE2A ; au collège et au lycée, l’évaluation passe par le CASNAV.
  4. Les vaccins. Montrez le carnet de vaccination à un médecin en France avant le rendez-vous chez le directeur : les pages officielles n’expliquent pas comment sont pris en compte les vaccins faits selon le calendrier de votre pays.
  5. L’assurance maladie. Un membre de famille qui rejoint un assuré s’inscrit à la CPAM sans délai d’attente. Pour le numéro définitif, il faut un acte de naissance plurilingue ou une traduction assermentée : Carte Vitale et sécu, Apostille, traduction assermentée et diplôme pour la France.
  6. La CAF. Allocations familiales, aides pour la crèche et la garde d’enfant : les étrangers y ont droit à des conditions qui leur sont propres : CAF et APL.

Le piège à éviter. Les mairies demandent plus de pièces que la loi n’en exige. Montpellier, par exemple, n’accepte pas l’attestation d’hébergement d’un particulier, ni les contrats et quittances de loyer émanant de particuliers. Si vous êtes hébergé chez des amis, demandez la liste de votre mairie avant d’y aller.

Retraité : le parcours étape par étape

La carte retraité n’est pas faite pour un nouvel arrivant : elle s’adresse à ceux qui ont autrefois vécu en France avec une carte de résident, vivent aujourd’hui à l’étranger et touchent une retraite de base française (F2710). Sans ce passé, un retraité se tournera plutôt vers la carte visiteur (voie 3) : c’est notre conclusion à partir des conditions des deux cartes, à faire confirmer par la préfecture.

  1. La carte visiteur. Des ressources au niveau du seuil de la voie 3, une assurance maladie pour toute la durée, pas de travail : Types de titres de séjour.
  2. Visa D et validation : Visa pour la France, validation du VLS-TS.
  3. La retraite du pays d’origine. Les années travaillées en Russie, en Ukraine, au Bélarus et au Kazakhstan ne sont pas prises en compte dans le calcul de la retraite française. La pension de ces années est versée par le pays concerné selon ses propres règles, et certains pays ne la versent pas à ceux qui n’y vivent pas : Retraite en France.
  4. Un compte pour les dépenses sur place : compte bancaire.
  5. La PUMa. Sans travail, elle s’ouvre après un délai d’attente ; d’ici là, c’est votre propre assurance qui vous couvre : Carte Vitale et sécu.
  6. Le renouvellement de la carte visiteur se fait sur l’ANEF, dans la fenêtre indiquée à la voie 3 : Titre de séjour.

Le piège à éviter. Ne comptez pas sur un complément français à une petite retraite les premières années. Hors EEE et Suisse, un étranger n’a droit à l’ASPA, notamment, qu’après 10 ans ininterrompus avec un titre de séjour autorisant à travailler (F16871), or la carte visiteur n’autorise pas le travail.

Si vous êtes citoyen de l’UE

Un citoyen de l’UE, de l’EEE ou de la Suisse n’a besoin ni de visa ni de titre de séjour : jusqu’à 3 mois, le passeport ou la carte d’identité suffit ; au-delà, il faut un travail, des études ou des ressources suffisantes avec une assurance, et un refus reste possible : cette liberté de séjour n’est pas inconditionnelle (F13512, F2651). La carte de séjour est facultative pour un Européen et gratuite, la demande se fait via l’ANEF. Assurance maladie PUMa : avec un travail, dès l’acceptation de la demande ; sans travail, au bout de 3 mois (F34308). Vous devenez résident fiscal si l’un des quatre critères est rempli, par exemple si vous vivez ici 183 jours ou plus par an ou si votre famille est en France (F62). N’oubliez pas non plus votre pays d’origine : les Allemands, les Italiens et les Espagnols ont chez eux leurs propres formalités de départ (Abmeldung, AIRE, inscription au consulat). Le Royaume-Uni ne figure pas dans la liste. Toutes les étapes, la famille hors UE et les chiffres sont sur la page s’installer en France en citoyen européen.

Les étapes communes à tous

Quelle que soit la voie, la logique est la même :

  1. Le visa. Le visa Schengen de court séjour (type C) permet au plus 90 jours sur toute période de 180 jours et ne permet pas de s’installer ; frais de 90 € pour un adulte et de 45 € pour un enfant de 6 à 11 ans (Commission européenne). Pour vivre plus de 3 mois, il faut un visa de long séjour (type D), le plus souvent un VLS-TS de 4 à 12 mois : il vaut lui-même titre de séjour. La demande se dépose au consulat du pays où vous vivez, au plus tôt 3 mois avant le départ (F16162).
  2. La validation du VLS-TS se fait en ligne sur le site de l’ANEF (administration-etrangers-en-france.interieur.gouv.fr) dans les 3 mois suivant l’arrivée. La taxe de validation, depuis le 1er mai 2026, est de 300 €, avec un tarif réduit de 100 € (étudiants, saisonniers, regroupement familial, carte « recherche d’emploi ou création d’entreprise », etc.). Plus de détails : validation du visa VLS-TS.
  3. Les démarches sur place : titre de séjour, assurance maladie (sécu), banque, logement. Pas à pas : Vos 30 premiers jours et Titre de séjour.

Les paiements obligatoires

PaiementMontantSource
Visa Schengen de court séjour90 € pour un adulte, 45 € pour un enfant de 6 à 11 ansCommission européenne
Visa de long séjour (type D)selon le tarif France-Visas pour votre pays ; d’après le tableau France-Visas (copie d’archive du 17.09.2026) : 99 €, 50 € pour les étudiants « Études en France », gratuit pour les conjoints de FrançaisFrance-Visas, copie du 17.09.2026 ; F16162
Taxe de validation du VLS-TS300 €, tarif réduit 100 € (depuis le 1er mai 2026 ; auparavant 200 € et 50 €)A18881, 12.05.2026
Taxe de validation pour un étudiant100 €F2231, 01.08.2026

Le reste - traductions chez un traducteur assermenté (l’ordre avec l’apostille est expliqué dans le guide Apostille, traduction assermentée et diplôme pour la France), premier loyer avec le dépôt de garantie, assurance maladie - dépend de vous. Vérifiez les montants sur service-public.gouv.fr et france-visas.gouv.fr : ils sont donnés ici d’après les versions d’octobre 2026.

Le lien avec la nationalité

La naturalisation par décret est possible après 5 ans de résidence en France ; 2 ans si vous avez obtenu un diplôme d’un établissement français après 2 ans d’études, rendu (ou pouvez rendre) des services importants à la France ou suivi un parcours d’intégration exceptionnel (F2213, 16.07.2026). Pour la nationalité par mariage, voir la voie 4. Depuis le 1er janvier 2026, un niveau de français B2 au moins est exigé pour la nationalité et, pour la naturalisation par décret, aussi l’examen civique. Toutes les conditions sont dans le guide sur la nationalité française.


Quelle voie vous convient, vous pouvez le demander dans notre chat : quelqu’un parmi les membres l’a peut-être suivie récemment.

Le chat de la communauté « Vibe Sud de la France » sur Telegram - installation et vie dans le Sud de la France


À voir aussi :

Sources

  1. Visa de long séjour (séjour de plus de 3 mois à 1 an) - service-public.gouv.fr (DILA), F16162, vérifiée le 9 octobre 2026. Vérifié le
  2. Valider un visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) et payer la taxe - service-public.gouv.fr (DILA), service en ligne du ministère de l'Intérieur, R52684, vérifiée le 31 juillet 2026. Vérifié le
  3. Titres de séjour : augmentation du montant des taxes demandées aux étrangers à compter du 1er mai - service-public.gouv.fr (DILA), A18881, 12 mai 2026. Vérifié le
  4. Visa de court séjour (Schengen) - service-public.gouv.fr (DILA), F16146, vérifiée le 13 août 2026. Vérifié le
  5. Étudiant étranger en France : visa de long séjour ou titre de séjour - service-public.gouv.fr (DILA), F2231, vérifiée le 1er août 2026. Vérifié le
  6. Droits d'inscription 2026-2027 dans les universités publiques - service-public.gouv.fr (DILA), A17481, 21 août 2026. Vérifié le
  7. Droits d'inscription : exonérations des étudiants relevant des droits différenciés - etudiant.gouv.fr, ministère de l'Enseignement supérieur (sans date). Vérifié le
  8. Études en France : évolution du seuil des ressources pour les visas étudiants - ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, site de l'ambassade, 28 juillet 2026. Vérifié le
  9. Candidature : la procédure Études en France (liste des pays) - Campus France. Vérifié le
  10. Travail d'un étranger en France : autorisation de travail, étudiants, APS - service-public.gouv.fr (DILA), F2728, vérifiée le 18 juin 2026. Vérifié le
  11. Carte talent : carte de séjour pluriannuelle d'un étranger en France - service-public.gouv.fr (DILA), F16922, vérifiée le 1er juin 2026. Vérifié le
  12. Carte de séjour temporaire « visiteur » d'un étranger en France - service-public.gouv.fr (DILA), F302, vérifiée le 1er juin 2026. Vérifié le
  13. Carte de séjour temporaire « entrepreneur/profession libérale » - service-public.gouv.fr (DILA), F35795, vérifiée le 1er juin 2026. Vérifié le
  14. Carte de séjour « vie privée et familiale » d'un étranger en France - service-public.gouv.fr (DILA), F2209, vérifiée le 1er mai 2026. Vérifié le
  15. Naturalisation par décret : durée de résidence - service-public.gouv.fr (DILA), F2213, vérifiée le 16 juillet 2026. Vérifié le
  16. Acquisition de la nationalité française par mariage (déclaration) - service-public.gouv.fr (DILA), F2726, vérifiée le 1er mai 2026. Vérifié le
  17. Réfugiés ukrainiens : protection temporaire, APS, OFPRA - service-public.gouv.fr (DILA), F299, vérifiée le 11 juin 2026. Vérifié le
  18. Décision d'exécution (UE) 2026/1912 du Conseil du 30 juillet 2026 (protection temporaire jusqu'au 4 mars 2028) - EUR-Lex, Conseil de l'Union européenne. Vérifié le
  19. Décision d'exécution (UE) 2022/382 du Conseil du 4 mars 2022 (personnes couvertes par la protection) - EUR-Lex, Conseil de l'Union européenne. Vérifié le
  20. Applying for a Schengen visa (frais de 90 € et de 45 €) - Commission européenne, DG HOME. Vérifié le
  21. Rapport d'information n° 904 (2024-2025) : frais de visa demandés par la France depuis le 11 juin 2024 - Sénat, commission des finances, 24 septembre 2025 (d'après le ministère de l'Intérieur). Vérifié le
  22. Tableau des frais de visa de la France (« Frais de visa »), copie du 17 septembre 2026 - France-Visas (ministère de l'Europe et des Affaires étrangères et ministère de l'Intérieur), copie d'archive. Vérifié le
  23. France-Visas : page Russie (VFS, 18 centres, 36 €), copie du 27 juillet 2026 - France-Visas (ministère de l'Europe et des Affaires étrangères et ministère de l'Intérieur), copie d'archive. Vérifié le
  24. Carte de séjour en tant que membre de famille d'un Européen - service-public.gouv.fr (DILA), F19315, vérifiée le 2 février 2024. Vérifié le
  25. Séjour en France de la famille d'un citoyen européen - service-public.gouv.fr (DILA), F2653, vérifiée le 8 avril 2024. Vérifié le
  26. Européen en France : entrée et séjour de moins de 3 mois - service-public.gouv.fr (DILA), F13512, vérifiée le 18 février 2025. Vérifié le
  27. Séjour de longue durée d'un Européen en France - service-public.gouv.fr (DILA), F2651, vérifiée le 1er avril 2026. Vérifié le
  28. Qu'est-ce que la protection universelle maladie (Puma) ? - service-public.gouv.fr (DILA), F34308, vérifiée le 13 mai 2026. Vérifié le
  29. Comment déterminer son domicile fiscal ? - service-public.gouv.fr (DILA), F62, vérifiée le 1er janvier 2026. Vérifié le
  30. Note d'information : importation non commerciale d'animaux de compagnie en provenance de pays tiers - ministère de l'Agriculture (DGAL), sur douane.gouv.fr, mise à jour de juin 2026. Vérifié le
  31. Règlement délégué (UE) 2026/131 de la Commission du 20 janvier 2026 (conditions d'entrée des animaux à partir du 22 avril 2026) - EUR-Lex, Commission européenne. Vérifié le
  32. Règlement d'exécution (UE) 2026/705 de la Commission du 20 mars 2026 (certificat sanitaire) - EUR-Lex, Commission européenne. Vérifié le
  33. Règlement d'exécution (UE) 2026/636 de la Commission du 20 mars 2026 (pays dispensés du titrage des anticorps) - EUR-Lex, Commission européenne. Vérifié le
  34. Règlement d'exécution (UE) 2024/1130 de la Commission du 19 avril 2024 (Russie et Bélarus retirés de la liste au 16.09.2024) - EUR-Lex, Commission européenne. Vérifié le
  35. Ramener un chien ou un chat de l'étranger : quelles sont les règles ? - service-public.gouv.fr (DILA), F35788, vérifiée le 23 juillet 2026. Vérifié le
  36. Avoir un chien ou un chat : quelles sont les règles ? - service-public.gouv.fr (DILA), F34877, vérifiée le 28 avril 2026. Vérifié le

Information générale établie d'après les sources officielles à la date de mise à jour. Elle ne constitue pas un conseil juridique ou médical.

Questions fréquentes

Comment s'installer en France ?
Choisissez une base légale : études, travail, visiteur, famille, protection ou entreprise. Pour vivre plus de 3 mois, un ressortissant d’un pays hors UE a besoin d’un visa de type D, le plus souvent un VLS-TS, à valider en ligne sur l’ANEF dans les 3 mois suivant l’arrivée. Le visa de type D est exigé même si votre nationalité vous dispense de visa de court séjour (service-public, F16162, vérifiée le 9 octobre 2026).
Je suis citoyen de l'UE et mon conjoint vient de la CEI : quelle voie pour nous ?
Les six voies de cette page ne vous concernent pas : un Européen a déjà le droit de vivre en France. Votre conjoint demande en ligne, sur l’ANEF, la carte de séjour de membre de la famille d’un citoyen de l’UE dans les 3 mois suivant l’entrée, gratuite (F19315). Son visa est gratuit et accéléré (F13512). Condition : vivre hors de votre pays de nationalité (F2653) ; famille d’un Français : voie 4. Détails : s’installer en France en citoyen européen.
Combien coûte l'installation en France ?
Les paiements obligatoires sont les frais de visa et la taxe de validation. La taxe est, depuis le 1er mai 2026, de 300 €, ou 100 € au tarif réduit (étudiants, saisonniers, regroupement familial). Visa Schengen de court séjour : 90 €. Visa de long séjour : le tableau France-Visas (copie d’archive du 17.09.2026) donne 99 €, 50 € pour les étudiants passés par « Études en France », gratuit pour les conjoints de Français. Traductions, premier loyer et assurance maladie dépendent de vous : pas de total officiel.
Peut-on s'installer sans emploi ni études ?
Oui, avec la carte visiteur : ressources d’au moins 1 477,93 € net par mois et par personne, assurance maladie pour toute la durée, et interdiction de travailler en France. L’autre voie est la famille : le conjoint d’un Français a droit à la carte vie privée et familiale. Les Ukrainiens peuvent bénéficier de la protection temporaire (service-public, F302, vérifiée le 1er juin 2026).
Par où commencer pour s'installer avec un enfant ?
Par la base légale des parents : l’enfant suit leur voie, et en regroupement familial il entre avec un visa « regroupement familial ». L’instruction est obligatoire en France de 3 à 16 ans, quelle que soit la nationalité (service-public, F1864) : inscription à la mairie, puis chez le directeur avec le certificat de la mairie et un justificatif des vaccinations. Un membre de famille qui rejoint un assuré s’inscrit à la CPAM sans délai d’attente. Étape par étape : section « Avec un enfant » de cette page.
Que faire quand on est retraité et qu'on veut vivre en France ?
En général, la carte visiteur : ressources d’au moins 1 477,93 € net par mois et par personne, assurance maladie pour toute la durée, travail interdit (F302). La carte retraité vise ceux qui ont déjà vécu en France avec une carte de résident et touchent une retraite française (F2710). Les années travaillées en Russie, en Ukraine, au Bélarus et au Kazakhstan ne comptent pas pour la retraite française. Hors EEE, l’ASPA s’ouvre notamment après 10 ans ininterrompus avec un titre de séjour autorisant à travailler (F16871).
Par où passe la demande de visa de long séjour ?
La demande se dépose au consulat du pays où vous vivez, au plus tôt 3 mois avant le départ ; la liste des pièces et le tarif pour votre pays sont indiqués sur le portail France-Visas. Les étudiants de Russie, d’Ukraine, d’Arménie, d’Azerbaïdjan et de Géorgie passent par la plateforme Campus France « Études en France » (service-public, F16162 ; Campus France).
Que faut-il à un étudiant venu de hors UE ?
Justifier de ressources d’au moins 877,50 € par mois depuis le 1er août 2026 (615 € auparavant). Les droits d’inscription en université publique en 2026-2027 pour un étudiant hors UE sont de 2 902 € par an en licence et de 3 950 € par an en master ; le travail est autorisé jusqu’à 964 heures par an (service-public, F2231, 01.08.2026 ; A17481, 21.08.2026).
Quel salaire faut-il pour la carte talent ?
Pour la carte talent « salarié qualifié » : à partir de 39 582 € brut par an et un diplôme français de niveau master au moins. La carte bleue européenne exige 59 373 € brut par an, un contrat d’au moins 6 mois et un diplôme sanctionnant 3 ans d’études supérieures ou 5 ans d’expérience (service-public, F16922, vérifiée le 1er juin 2026).
Au bout de combien d'années peut-on obtenir la nationalité ?
Par décret, après 5 ans de résidence, 2 ans dans des cas particuliers ; par mariage, après 4 ans de mariage, et dans un cas après 5 ans. Depuis le 1er janvier 2026, un niveau de français B2 au moins est exigé. Ce sont les délais principaux ; les conditions et les pièces sont dans le guide sur la nationalité (service-public, F2213, 16.07.2026 ; F2726, 01.05.2026).
Où en est la protection temporaire des Ukrainiens ?
La protection temporaire a été prolongée jusqu’au 4 mars 2028 par la décision du Conseil de l’UE 2026/1912 du 30 juillet 2026, le nouveau délai s’appliquant à partir du 5 mars 2027. L’APS délivrée à ce titre donne le droit de travailler sans l’autorisation de travail que demande l’employeur (service-public, F299, F2728).
Comment emmener son chat ou son chien en France depuis la Russie, l'Ukraine, le Bélarus ou le Kazakhstan ?
Uniquement avec un titrage des anticorps antirabiques : aucun de ces quatre pays n’en est dispensé, alors commencez au moins 4 mois à l’avance. D’abord l’identification par puce électronique, puis la vaccination antirabique, à partir de l’âge de 12 semaines. La prise de sang se fait au plus tôt le 30e jour après la vaccination, et l’échantillon part dans un laboratoire agréé par l’UE : le résultat doit être d’au moins 0,5 UI/ml. Le certificat sanitaire conforme au modèle de l’UE est établi ou visé par un vétérinaire officiel du pays de départ, au plus tôt le 90e jour après la prise de sang. Il est valable 10 jours : c’est dans ce délai qu’il faut entrer dans l’UE, où les documents et la puce sont contrôlés à l’arrivée. Cinq animaux au plus par personne. Pour la Russie et le Bélarus, le titrage est exigé depuis le 16 septembre 2024, et les nouvelles règles de l’UE applicables à partir du 22 avril 2026 n’y changent rien. L’introduction des chiens de 1re catégorie est interdite.
Quelles démarches pour son animal une fois arrivé en France ?
Dans les 7 jours qui suivent votre arrivée, emmenez votre chien ou votre chat chez un vétérinaire : il établit un certificat provisoire d’identification, valable un mois, et peut le transmettre tout de suite en ligne au fichier national I-CAD. Il vous reste alors à envoyer à l’I-CAD un chèque de 12 € à l’ordre d’I-Cad ; la consultation chez le vétérinaire n’est pas comprise dans cette somme. En France, l’identification est obligatoire pour les chiens de plus de 4 mois et les chats de plus de 7 mois. Pour un chien ou un chat né après le 1er janvier 2012 et non identifié, l’amende peut aller jusqu’à 750 € (service-public, F35788, F34877).

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