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Retraite en France 2026 : âge, montant, ASPA, étrangers
En France, l'âge de départ à la retraite dépend de l'année de naissance : de 62 ans et 9 mois (nés de 1963 à mars 1965) à 64 ans (dès 1969), et à 67 ans la pension est calculée sans décote. Pension moyenne fin 2024 : 1 752 € brut et 1 626 € net par mois (DREES).
L’âge de départ à la retraite en France dépend de votre année de naissance : pour les pensions qui démarrent à partir du 1er septembre 2026, il va de 62 ans et 9 mois (nés de 1963 à mars 1965) à 64 ans (nés à partir de 1969). Et à 67 ans, la pension est calculée sans décote, quel que soit le nombre de trimestres réunis. Nous, la communauté « Vibe Sud de la France », avons rassemblé ici les barèmes de service-public, de l’Assurance retraite et de la DREES, avec à côté de chaque chiffre la date de la fiche consultée ; ce que nous avons calculé nous-mêmes est signalé comme tel. Comment s’est passée la demande pour les uns et les autres, combien de temps la caisse a mis à répondre : posez la question dans le chat de la communauté « Vibe Sud de la France » sur Telegram.
Cette page porte sur le régime général des salariés du secteur privé : les règles et les montants ci-dessous viennent des fiches service-public « salarié du secteur privé ». La retraite de base y est versée par l’Assurance retraite (dont les caisses régionales sont les Carsat), la complémentaire par l’Agirc-Arrco.
L’âge de départ et les trimestres selon l’année de naissance
La réforme de 2023 relevait à la fois l’âge de départ et le nombre de trimestres exigés pour le taux plein. D’après service-public (A18825), ces deux hausses sont suspendues jusqu’en 2028 par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) :
« L’âge légal à 64 ans ne s’appliquera plus aux personnes nées en 1968, mais uniquement aux personnes nées à partir de 1969. »
Les 64 ans ne concernent donc plus que les personnes nées à partir de 1969. Le barème vaut pour les pensions qui démarrent à partir du 1er septembre 2026. Quant à la suite après 2028, les pages officielles que nous avons vérifiées (service-public, CNAV) n’en disent rien, et nous ne jouons pas aux devinettes.
| Année de naissance | Âge de départ | Trimestres pour le taux plein |
|---|---|---|
| 01.01.1963 - 31.03.1965 | 62 ans 9 mois | 170 (42 ans 6 mois) |
| 01.04.1965 - 31.12.1965 | 63 ans | 171 |
| 1966 | 63 ans 3 mois | 172 |
| 1967 | 63 ans 6 mois | 172 |
| 1968 | 63 ans 9 mois | 172 |
| à partir de 1969 | 64 ans | 172 (43 ans) |
Sources : service-public F14043 (vérifiée le 14 août 2026) et F21552 (1er septembre 2026) ; les mêmes chiffres figurent sur le site de l’Assurance retraite. Le tableau des âges de service-public commence à la génération 1963. Celui des trimestres, dans F21552, remonte à 1958 : 167 trimestres pour les générations 1958-1960, 168 pour les personnes nées de janvier à août 1961, 169 pour celles nées de septembre à décembre 1961 et en 1962.
67 ans est un seuil à part : à cet âge, le taux de 50 % s’applique quel que soit le nombre de trimestres, tous régimes confondus (F21552). Le montant reste proportionnel à votre durée d’assurance, simplement sans décote.
Il n’y a pas d’âge spécifique pour les femmes. Les tableaux de service-public et de l’Assurance retraite n’ont qu’une colonne d’entrée, la date de naissance, sans distinction de sexe. L’écart, on le voit dans les statistiques : selon la DREES, en 2024, les femmes sont parties à la retraite en moyenne à 63 ans et 3 mois, les hommes à 62 ans et 7 mois.
Partir avant l’âge légal reste possible dans plusieurs cas (F14043) : une carrière longue, si vous avez commencé à travailler avant 21 ans ; une carrière en situation de handicap (la fiche dit « vous avez travaillé en étant handicapé ») ; une incapacité permanente après un accident du travail ou une maladie professionnelle ; une exposition à l’amiante.
Côté montants, la proposition de geler les pensions n’a pas été retenue : elles ont été revalorisées le 1er janvier 2026 (Assurance retraite, mise à jour du 23 septembre 2026).
Un trimestre, c’est un montant de salaire
En France, un trimestre ne correspond pas à trois mois de travail, mais à une somme gagnée. En 2026, un trimestre est validé pour 1 803 € brut de salaire sur l’année (150 heures au SMIC), quatre trimestres pour 7 212 €, et jamais plus de quatre par an, quel que soit le salaire (service-public F1761). Notre calcul : un mi-temps au SMIC toute l’année, c’est environ 11 202 € brut, au-dessus de 7 212 €, donc les mêmes 4 trimestres qu’un temps plein. Les montants à jour du SMIC sont dans le guide Salaires en France.
Aux trimestres cotisés s’ajoutent les trimestres « assimilés » : chômage, arrêt maladie, congé maternité, invalidité, service militaire. Pour la durée d’assurance, ils pèsent autant que les trimestres travaillés. Où chercher un premier emploi et qui a besoin d’une autorisation de travail : tout est dans le guide Travailler en France quand on est russophone.
Le calcul de la retraite de base
La formule de service-public (F21552) :
salaire annuel moyen × taux × (vos trimestres à l’Assurance retraite / trimestres exigés pour le taux plein)
- Salaire annuel moyen : la moyenne brute de vos 25 meilleures années, revalorisée par des coefficients ; ce qui dépasse le plafond de la sécurité sociale (4 005 € brut par mois en 2026) n’est pas pris en compte. Depuis le 1er septembre 2026, les parents qui ont une majoration de durée d’assurance pour enfant voient leurs 24 meilleures années retenues avec un enfant, 23 à partir de deux ; les caisses mettront à jour leurs logiciels « courant 2027 » et recalculeront les pensions avec effet rétroactif (Assurance retraite).
- Taux : 50 % si vous avez tous vos trimestres ou si vous avez 67 ans. Chaque trimestre manquant fait baisser le taux de 0,625 %, dans la limite de 20 trimestres (c’est la décote).
- Plafond : pour un départ en 2026, la retraite de base ne dépasse pas 2 002,50 € brut par mois.
Un exemple fictif, notre calcul : né en 1969, 160 trimestres sur 172 à 64 ans, un salaire annuel moyen de 24 000 €. Il manque 12 trimestres, le taux tombe à 50 - 12 × 0,625 = 42,5 %. Pension : 24 000 × 42,5 % × 160/172 = environ 9 488 € par an, à peu près 791 € brut par mois. En attendant 67 ans sans retravailler, le taux remonte à 50 % et l’on arrive à environ 930 € par mois. Il s’agit de la seule retraite de base, sans l’Agirc-Arrco.
La complémentaire Agirc-Arrco fonctionne par points : montant annuel = total de vos points × valeur du point l’année du versement.
Service-public prévient lui-même : « il est très difficile de calculer soi-même sa pension de retraite ». Avant de faire des projets, ouvrez donc « Mon estimation retraite » dans votre espace sur info-retraite.fr : la caisse y fait le calcul à partir de votre vraie carrière.
La retraite minimum : minimum contributif et ASPA
Il n’existe pas une « retraite minimum » unique en France. Il y a deux mécanismes distincts, et on les confond sans arrêt.
Le minimum contributif complète la retraite de base de ceux qui ont obtenu le taux plein avec de petits salaires. Il est attribué automatiquement si vous avez demandé toutes vos retraites, françaises et étrangères, et si leur total ne dépasse pas 1 410,89 € brut par mois (F21552, vérifiée le 1er septembre 2026) :
| Situation | Retraite de base au minimum, brut par mois |
|---|---|
| Taux plein, tous les trimestres exigés cotisés | 903,94 € (10 847,22 € par an) |
| Taux plein, mais moins de 120 trimestres cotisés | 756,29 € (9 075,50 € par an) |
| Taux plein et plus de 120 trimestres cotisés, mais pas tous | plus de 756,29 € : le complément augmente au prorata |
| Départ à 67 ans sans tous les trimestres exigés | 756,29 € × vos trimestres / trimestres exigés ; exemple de F21552 : 140 sur 170 - 622,83 € |
D’après la DREES, en 2024, environ une nouvelle pension du régime général sur six (17 %) a été portée au minimum contributif.
L’ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées) aide les retraités aux revenus modestes qui vivent en France. Ce n’est pas une retraite gagnée par le travail : la caisse verse la différence entre un plafond et vos ressources (F16871, vérifiée le 23 juin 2026, montants au 1er janvier 2026) :
| Bénéficiaire | Maximum, brut |
|---|---|
| Personne seule | 1 043,59 € par mois (12 523,14 € par an) |
| Couple, si les deux la perçoivent | 1 620,18 € par mois (19 442,21 € par an) |
| Couple, si un seul la perçoit | 1 043,59 € par mois |
L’exemple de service-public : avec 800 € de ressources par mois, l’ASPA vaut 1 043,59 - 800 = 243,59 €. Comptent dans les ressources les retraites, la pension d’invalidité, 3 % de la valeur des biens et les revenus d’activité après abattement ; ne comptent pas l’APL et l’ALS, les prestations familiales, la valeur de la résidence principale. Sur l’APL, voyez le guide CAF et APL.
Les conditions de l’ASPA :
- Âge : 65 ans. Dès 62 ans en cas de retraite anticipée pour carrière longue ou pour handicap, ainsi qu’avec une retraite pour inaptitude (F16871, Assurance retraite).
- Résidence en France : un logement permanent ou plus de 9 mois sur l’année du versement ; la preuve peut se faire par tout moyen.
- Toutes vos retraites déjà demandées, y compris à l’étranger, pour vous et pour votre conjoint (Assurance retraite). Si une pension vous revient dans un autre pays, il faut d’abord la demander, et elle entrera ensuite dans vos ressources.
- Pour un étranger hors EEE et hors Suisse, l’une de ces conditions : au moins 10 ans sans interruption de titre de séjour autorisant à travailler ; le statut de réfugié, d’apatride ou de bénéficiaire de la protection subsidiaire ; avoir combattu pour la France ; la nationalité d’un pays de la liste (Algérie, Andorre, Bénin, Cap-Vert, République du Congo, Gabon, Israël, Madagascar, Mali, Maroc, Monaco, Sénégal, Togo, Turquie, Tunisie) « sous certaines conditions ». Les ressortissants de l’EEE et de la Suisse n’ont pas à remplir la condition des 10 ans. Aucun pays de la CEI ni du Caucase ne figure sur la liste. Quelles cartes donnent le droit de travailler : voyez le guide Types de titres de séjour en France.
La protection temporaire n’apparaît dans la liste des exceptions ni chez service-public ni chez l’Assurance retraite. Elle est absente de la liste, ce qui n’est pas une interdiction en soi, et les pages officielles ne disent rien d’explicite à son sujet. Notre conclusion : avec une protection temporaire depuis 2022, la condition des « 10 ans » n’est pas encore remplie. Pour votre cas précis, renseignez-vous auprès de la Carsat au 3960. Le fonctionnement de la protection elle-même est expliqué dans le guide Protection temporaire en France.
L’ASPA n’arrive jamais d’office, il faut la demander. Si vous touchez une retraite, auprès de la caisse qui la verse ; si vous n’en avez aucune, avec le formulaire « Demande d’Aspa (demandeur sans pension de retraite) », à déposer à la mairie. Le versement commence le 1er du mois qui suit la réception de la demande. Après le décès du bénéficiaire, l’ASPA est récupérée sur la succession seulement si l’actif net dépasse 108 586,14 € (décès en 2026, en métropole), et dans la limite de 8 463,42 € par année de versement pour une personne seule.
La réversion : la pension du conjoint décédé
Elle revient à la veuve, au veuf ou à l’ex-conjoint, mais seulement s’ils étaient mariés avec le défunt : le PACS et le concubinage n’ouvrent aucun droit (service-public F13104, vérifiée le 1er janvier 2026). Ni la nationalité ni le pays de résidence ne figurent parmi les conditions.
| Condition | Retraite de base (Assurance retraite) | Complémentaire (Agirc-Arrco) |
|---|---|---|
| Âge | à partir de 55 ans (51 si le décès date d’avant le 01.01.2009) | à partir de 55 ans pour un décès depuis le 01.01.2019 |
| Ressources du bénéficiaire | moins de 25 001,60 € brut par an pour une personne seule, 40 002,56 € en couple ; revenus d’activité retenus à 70 % | sans condition de ressources |
| Montant | 54 % de la retraite de base du défunt, au moins 334,92 € par mois s’il avait au moins 60 trimestres | 60 % des points du défunt |
| Remariage | - | la réversion n’est pas versée |
Des majorations peuvent s’ajouter : +11,1 % à partir de 67 ans si toutes vos retraites ensemble ne dépassent pas 3 020,07 € par trimestre ; +10 % pour ceux qui ont trois enfants ou plus ; 113,59 € par mois par enfant à charge si vous avez moins de 67 ans et pas de retraite personnelle.
La demande se fait en ligne sur info-retraite.fr (« Demander une retraite de réversion ») : une seule demande part vers toutes les caisses, complémentaires comprises. Avec le formulaire papier, en revanche, l’Agirc-Arrco se saisit à part. Déposée dans l’année qui suit le décès, la réversion peut démarrer dès le 1er du mois suivant le décès. Si la caisse ne répond pas pendant plus de 4 mois, son silence vaut refus.
La pension d’invalidité
La pension d’invalidité se demande à la CPAM (à la MSA pour les salariés agricoles) quand une maladie ou un accident d’origine non professionnelle réduit votre capacité de travail d’au moins 2/3. Conditions : au moins 12 mois d’affiliation à la sécurité sociale et 600 heures de travail (ou des cotisations sur 2 030 fois le SMIC horaire) dans les 12 mois qui précèdent l’arrêt. Un étranger joint un titre de séjour à sa demande (service-public F672, vérifiée le 1er avril 2026) :
| Catégorie | Pour qui | Taux du salaire moyen des 10 meilleures années | Par mois |
|---|---|---|---|
| 1re | peut travailler | 30 % | 338,31 - 1 201,50 € |
| 2e | ne peut plus travailler du tout | 50 % | 338,31 - 2 002,50 € |
| 3e | ne peut pas travailler et a besoin de l’aide d’une tierce personne | 50 % + 40 % de majoration | 1 636,76 - 3 300,95 € |
À 62 ans, la pension d’invalidité laisse place automatiquement à une retraite « pour inaptitude ». Si vous continuez à travailler, vous pouvez cumuler pension d’invalidité et salaire jusqu’à 67 ans. La pension d’invalidité est soumise à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements CSG, CRDS et Casa ; pour l’impôt, voyez le guide Impôts en France. Sans réponse de la caisse pendant 2 mois, la demande est rejetée.
Ce que touchent vraiment les retraités : les chiffres de la DREES
Les chiffres les plus récents viennent de l’édition « Les retraités et les retraites » de la DREES parue le 14 octobre 2026 : données à fin 2024, retraités vivant en France. Le net s’entend ici après CSG, CRDS, Casa et cotisation maladie sur la complémentaire, mais avant impôt sur le revenu.
| Pension moyenne par mois, fin 2024 | Brut | Net |
|---|---|---|
| Droit direct, avec la majoration pour 3 enfants ou plus | 1 752 € | 1 626 € |
| Droit direct, sans la majoration | 1 705 € | - |
| Avec la réversion | 1 920 € | 1 785 € |
| Femmes, droit direct sans majoration | 1 383 € | - |
| Hommes, droit direct sans majoration | 2 186 € | - |
Si l’on ajoute les retraités des caisses françaises qui vivent à l’étranger, la pension moyenne de droit direct descend à 1 693 € brut : leurs droits français sont plus réduits. Selon la DREES, en 2024, la pension de droit direct des femmes était inférieure de 37 % à celle des hommes (l’écart était de 50 % en 2004), et de 25 % en comptant la réversion. Ces 37 %, la DREES les calcule majoration pour enfants comprise, alors que les montants de 1 383 et 2 186 € du tableau sont hors majoration.
Deux autres chiffres de la DREES. Fin 2020, 34 % des retraités touchaient au plus 1 000 € brut par mois de droit direct (49 % des femmes et 15 % des hommes), et 8 % plus de 3 000 €. Fin 2024, 754 460 personnes percevaient une allocation du minimum vieillesse (ASPA ou ASV), soit 4,6 % des personnes de 65 ans et plus vivant en France.
Des années travaillées en Russie, en Ukraine, en Biélorussie, au Kazakhstan
La réponse tient en peu de mots, et elle compte pour beaucoup d’entre nous. Une convention de sécurité sociale permet de « totaliser les droits », c’est-à-dire de prendre en compte dans le calcul de la retraite les années travaillées dans un autre pays (CLEISS). Sans convention, pas de totalisation. Nous avons vérifié la liste du CLEISS « Les conventions bilatérales de sécurité sociale » (consultée le 21 octobre 2026) : parmi les 42 pays et territoires de la rubrique « Accords en vigueur », on ne trouve ni la Russie, ni l’Ukraine, ni la Biélorussie, ni le Kazakhstan, ni la Géorgie, ni l’Arménie. Avec la Moldavie, une convention a été signée le 10 mars 2025, puis un arrangement administratif le 18 septembre 2025, mais elle n’est pas entrée en vigueur : il faut pour cela que chaque partie notifie à l’autre l’achèvement de ses procédures.
L’Assurance retraite en tire la conséquence noir sur blanc :
« Si vous avez travaillé dans un pays hors UE et hors accord, ces périodes d’activité ne pourront pas être prises en compte dans le calcul de votre retraite. »
Ces années-là ne comptent donc pas pour la retraite française. C’est le pays concerné qui verse la pension correspondante, selon ses propres règles (service-public F34071), et certains pays ne la versent pas à ceux qui ne résident pas chez eux. La caisse française propose le rachat de trimestres, avec une simulation dans l’espace personnel ; sa page ne donne ni les conditions ni les tarifs, et nous ne les donnons donc pas non plus.
Pour les années passées dans un pays de l’UE, c’est une autre histoire. Les règlements européens s’y appliquent, et le CLEISS précise qu’ils « sont applicables à tous les ressortissants, y compris d’États tiers », donc aussi aux ressortissants de pays hors UE (avec une réserve pour l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Suisse et le Danemark). Si vous avez travaillé en Pologne ou en Allemagne, par exemple, ces périodes sont coordonnées avec vos périodes françaises.
Faire sa demande de retraite
- Créez votre « compte retraite » sur info-retraite.fr et vérifiez votre relevé de carrière : tous vos employeurs y figurent-ils ? Les périodes à l’étranger n’y apparaissent pas, chaque pays répond de ses propres données.
- Au plus tard 5 mois avant la date souhaitée, déposez votre demande dans « Mes démarches / Demander ma retraite ». La retraite ne tombe pas toute seule, il faut la demander (l’Assurance retraite le dit sans détour : « La retraite n’est pas versée automatiquement »). La vidéo d’aide de service-public parle d’un délai habituel « entre 4 et 6 mois ».
- Une seule demande suffit : le formulaire est prérempli, il compte 6 étapes, le brouillon est conservé 90 jours, et toutes les caisses de base et complémentaires le reçoivent automatiquement. Le suivi se fait en ligne.
- La retraite démarre le 1er d’un mois, jamais avant la date de dépôt. Si vous n’indiquez pas de date, ce sera le 1er du mois qui suit la réception de la demande (F13941).
Pour vos questions, l’Assurance retraite répond au 3960 (09 71 10 39 60 depuis un mobile et depuis l’étranger), du lundi au vendredi de 8 h à 17 h.
Si vous montez votre dossier de retraite vous-même ou si vous aidez des parents venus vous rejoindre dans le Sud de la France, le chat vous permet d’interroger des gens déjà passés par la Carsat et de retrouver les vôtres près de chez vous. Toutes les démarches d’installation sont réunies dans la rubrique S’installer en France et dans le Sud.
Sources
- À partir de quel âge un salarié peut-il partir en retraite ? - Service-Public.gouv.fr (DILA), F14043, vérifié le 14.08.2026. Vérifié le
- Suspension de la réforme des retraites : qui est concerné ? - Service-Public.gouv.fr (DILA), A18825, publié le 27.02.2026. Vérifié le
- Montant de la retraite du salarié du secteur privé - Service-Public.gouv.fr (DILA), F21552, vérifié le 01.09.2026. Vérifié le
- Durée d'assurance retraite du salarié du secteur privé - Service-Public.gouv.fr (DILA), F1761, vérifié le 01.01.2026. Vérifié le
- Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) - Service-Public.gouv.fr (DILA), F16871, vérifié le 23.06.2026. Vérifié le
- Demander une allocation de solidarité (Aspa) - L'Assurance retraite (CNAV). Vérifié le
- Pension de réversion de l'Assurance retraite - Service-Public.gouv.fr (DILA), F13104, vérifié le 01.01.2026. Vérifié le
- Pension de réversion du conjoint ou ex-conjoint - Agirc-Arrco. Vérifié le
- Pension d'invalidité de la Sécurité sociale - Service-Public.gouv.fr (DILA), F672, vérifié le 01.04.2026. Vérifié le
- Les retraités et les retraites - Édition 2026 - DREES, paru le 14.10.2026 (fiches 05, 08 et 27). Vérifié le
- Les conventions bilatérales de sécurité sociale - CLEISS. Vérifié le
- FAQ : Accords de sécurité sociale - CLEISS. Vérifié le
- Questions fréquentes - L'Assurance retraite (CNAV), rubrique « Les périodes à l'étranger ». Vérifié le
- Salarié détaché à l'étranger ou expatrié : quels effets sur la retraite ? - Service-Public.gouv.fr (DILA), F34071, vérifié le 01.09.2025. Vérifié le
- Comment faire sa demande de retraite lorsqu'on est salarié ? - Service-Public.gouv.fr (DILA), F13941, vérifié le 01.09.2025. Vérifié le
- Demander ma retraite - L'Assurance retraite (CNAV). Vérifié le
- À quel âge vais-je partir ? - L'Assurance retraite (CNAV). Vérifié le
- Loi de financement de la Sécurité sociale adoptée : découvrez les principales mesures retraite - L'Assurance retraite (CNAV), mise à jour le 23.09.2026. Vérifié le