Études

Étudier en France : Russes et Ukrainiens 2026

Les études sont la voie légale de long séjour la plus accessible pour les jeunes. Pour les résidents de Russie et d'Ukraine, la procédure Campus France « Études en France » est obligatoire. Les frais en université publique sont modérés, et un diplôme ouvre l'emploi et une voie raccourcie vers la nationalité.

29 juin 2026 · 5 min de lecture

Les études ne sont pas seulement un diplôme — c’est la façon légale la plus accessible de s’installer durablement en France. La logique est simple : visa étudiant → diplôme → travail → à terme la nationalité. Voyons tout le parcours dans l’ordre.

Campus France « Études en France »

Pour les résidents de Russie et d’Ukraine, l’admission passe par la procédure obligatoire Campus France « Études en France » — une plateforme en ligne unique qui vous mène du dépôt de candidature à la demande de visa.

  • Première année de licence (L1) avec un diplôme étranger — via la DAP (Demande d’Admission Préalable) sur la plateforme « Études en France ».
  • Master (et deuxième-troisième année de licence) — directement via « Études en France ».
  • Si vous avez un diplôme français ou européen — inscription sur Parcoursup en parallèle de la procédure.

Des délais existent et dépendent du cycle — vérifiez le calendrier de l’année sur le site Campus France.

Coût des études

Frais standard en université publique (2025–2026) : licence 178 €, master 254 €, doctorat 397 €, plus la contribution à la vie étudiante CVEC de 105 €. C’est l’une des raisons pour lesquelles la France est une destination accessible.

Les étudiants hors UE sont soumis aux droits différenciés : ~2 895 € pour une licence et ~3 941 € pour un master par an. Mais de nombreux établissements les exonèrent totalement ou partiellement ; les doctorants, les boursiers et les réfugiés en sont exemptés à part. Dès 2026–2027, un plafond sur la part d’étudiants hors UE exonérés est instauré — vérifiez les conditions de l’établissement avant de candidater.

Visa étudiant et ressources

Pour des études de plus de 3 mois, il faut le visa de long séjour VLS-TS « étudiant », validé en ligne dans les 3 mois suivant l’arrivée (frais 150 €).

La justification de ressources est d’environ 615 €/mois (à jour de 2026) ; dès le 1er août 2026, le minimum passe à 877,50 €/mois. Le droit au travail est de 964 heures par an sans autorisation distincte.

Logement et aides

L’option la moins chère est les résidences CROUS (publiques, subventionnées). Les étudiants, y compris étrangers, ont droit à l’aide au logement APL de la CAF avec un titre de séjour valide. Attention : dès le 1er juillet 2026, les étudiants hors UE pourraient devoir détenir une bourse sur critères sociaux pour accéder à l’APL (selon service-public.gouv.fr) — vérifiez l’actuel.

La voie après le diplôme

C’est la principale valeur des études comme voie de relocation :

  1. Un diplômé de niveau master peut obtenir la carte « recherche d’emploi ou création d’entreprise » pour 12 mois (non renouvelable) — pour chercher un emploi ou créer une entreprise.
  2. À l’embauche sur un poste qualifié — un passage au passeport talent (seuil 39 582 €/an) ou à une carte salarié.
  3. Un diplôme d’université française réduit le stage pour la naturalisation de 5 à 2 ans.

L’enseignement supérieur en France

Le système français d’enseignement supérieur repose sur le modèle LMD : Licence (3 ans) → Master (2 ans) → Doctorat (3 ans en moyenne). C’est la norme de l’espace de Bologne, familière dans la plupart des pays de la CEI.

Trois types d’établissements — trois logiques

Les universités publiques sont financées par l’État — et c’est précisément pour cela que les frais restent symboliques pour les citoyens de l’UE et de nombreux titulaires d’un titre de séjour (à titre indicatif, de 170 à 380 €/an selon le cycle ; vérifiez les tarifs actuels sur le site de l’établissement visé). Pour les étudiants hors UE, les « droits différenciés » s’appliquent depuis 2019 — de l’ordre de 2 770 €/an en licence et 3 770 €/an en master dans le public. De nombreuses catégories en sont toutefois exonérées (réfugiés, boursiers et autres), et une partie des universités a choisi de ne pas les appliquer. Pour les montants exacts de votre année d’admission, fiez-vous uniquement au site de l’établissement ou à Campus France.

Les grandes écoles sont des écoles d’ingénieurs, de commerce et d’administration à sélection concurrentielle, très prisées sur le marché du travail (Sciences Po, HEC, Centrale, etc.). La scolarité y est en règle générale plus onéreuse et suppose une procédure d’admission propre.

Les établissements privés fixent librement leurs frais ; l’éventail est large. Avant de vous inscrire, vérifiez l’accréditation.

« Gratuit » est exagéré — mais le contexte compte

L’enseignement supérieur en France n’a jamais été entièrement gratuit : des frais existent toujours. Mais le coût réel de l’enseignement public — même avec les droits différenciés — reste nettement inférieur à celui des États-Unis ou du Royaume-Uni. « Bon marché », et non « gratuit » : voilà la formulation honnête.

Langue et admission

La plupart des formations sont en français ; le seuil standard est le niveau B2 (attesté par le DELF B2, le DALF C1 ou le TCF). Des masters enseignés en anglais existent, surtout dans les filières techniques et de commerce. Pour les ressortissants de pays hors UE, l’admission passe par la procédure « Études en France » sur Campus France et par le visa étudiant.

Bourses

Il existe des programmes du Gouvernement français (bourses du Gouvernement français), la bourse Eiffel (Eiffel Excellence), des aides régionales et des programmes de coopération bilatérale. Consultez la liste à jour sur Campus France — conditions et délais changent chaque année. Pour la logique d’ensemble des étapes, voyez la rubrique s’installer étape par étape.


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Questions fréquentes

Comment candidater à une université française depuis la Russie ou l'Ukraine ?
Via la procédure obligatoire Campus France « Études en France » — une plateforme en ligne unique qui vous mène de la candidature à la demande de visa. La première année de licence avec un diplôme étranger passe par la DAP ; le master directement via « Études en France ». Les délais dépendent du cycle — vérifiez le calendrier de l’année.
Combien coûtent les études en université publique ?
Frais standard 2025–2026 : licence 178 €, master 254 €, doctorat 397 € (plus la CVEC de 105 €). Les étudiants hors UE sont soumis aux droits différenciés (~2 895 € licence / ~3 941 € master), mais de nombreux établissements les exonèrent totalement ou partiellement. Vérifiez l’actuel.
Quel montant faut-il justifier pour un visa étudiant ?
La justification de ressources est d’environ 615 €/mois (à jour de 2026). Dès le 1er août 2026, le minimum passe à 877,50 €/mois (47 % du SMIC mensuel). Vérifiez le montant actuel sur service-public.gouv.fr.
Peut-on travailler pendant les études ?
Oui, jusqu’à 964 heures par an (environ 60 % d’un temps plein) sans autorisation de travail distincte. C’est suffisant pour un complément, pas pour subvenir entièrement à ses besoins — prévoyez votre budget.
Qu'apportent les études après le diplôme ?
Les diplômés d’une université française au niveau master peuvent obtenir la carte « recherche d’emploi ou création d’entreprise » pour 12 mois afin de chercher un emploi. Suivent un passage à un titre de travail (passeport talent à partir de 39 582 €/an) et une voie raccourcie vers la naturalisation (2 ans au lieu de 5).

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