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Types de titres de séjour en France 2026 : quelle carte ?
En France, le titre de séjour se choisit selon le motif : études, salariat, famille, ressources sans travail (visiteur), entreprise ou salaire élevé (talent). Depuis le 1er mai 2026 : 350 € la première carte, 250 € le renouvellement ; tarif réduit 150 € et 100 € (étudiants, jeunes au pair) ; retraité 50 €.
Choisir un titre de séjour en France, c’est choisir le motif pour lequel vous vivez ici : études, emploi salarié, famille, activité propre, ou simplement des ressources et une assurance sans travail. Nous, la communauté « Vibe Sud de la France », avons passé en revue onze groupes de cartes d’après les fiches de service-public (salarié et travailleur temporaire tiennent dans une seule ligne) : à qui elles s’adressent, combien de temps elles sont valables, si l’on peut travailler, combien elles coûtent et où déposer la demande. Pour faire court, « carte » et « titre » désignent ici le titre de séjour. Vérification faite le 19 octobre 2026. Pour savoir qui, parmi nous, a suivi tel ou tel parcours, vous pouvez poser la question dans le chat de la communauté « Vibe Sud de la France » sur Telegram - s’installer dans le Sud de la France.
L’essentiel, en octobre 2026
- Coût. Depuis le 1er mai 2026, la première carte coûte 350 € (taxe de 300 € et droit de timbre, ou timbre fiscal, de 50 €), le renouvellement 250 € (200 + 50). Au tarif réduit : 150 € et 100 € ; la carte retraité coûte 50 €.
- Où déposer. Les visiteurs, les étudiants, les familles et les talents déposent en ligne sur l’ANEF (Administration numérique pour les étrangers en France). Les salariés, les entrepreneurs, les jeunes au pair et la carte de recherche d’emploi, à la préfecture du lieu de résidence.
- Quand renouveler. Sur l’ANEF, au plus tôt 4 mois et au plus tard 2 mois avant la fin de la carte. En cas de retard, 180 € s’ajoutent au prix.
- Travail. Avec les cartes visiteur et retraité, on ne peut pas travailler ; l’étudiant peut le faire jusqu’à 964 heures par an ; le salarié, uniquement chez l’employeur pour lequel l’autorisation a été établie.
- Langue. La première carte pluriannuelle demande le français A2, la première carte de résident le B1 (niveaux et examen : voir le guide du français pour le titre de séjour).
Tous les titres dans un tableau
| Carte | Durée | Travail | Coût : première / renouvellement | Dépôt |
|---|---|---|---|---|
| Visiteur | 1 an, renouvelable | non | 350 € / 250 € | ANEF |
| Étudiant | visa de 4 mois à 1 an, puis carte jusqu’à 4 ans | jusqu’à 964 h par an | 100-150 €, détails dans la section « Étudiant » | ANEF |
| Salarié / travailleur temporaire | 1 an ; le salarié passe ensuite à 4 ans | chez l’employeur ayant obtenu l’autorisation de travail | 350 € / 250 € (validation du visa : taxe de 300 €) | préfecture |
| Vie privée et familiale | 1 an ; pluriannuelle en général 2 ans | oui, sans autorisation de travail (F2209) | 350 € / 250 € ; regroupement familial, jeune adulte : 150 € / 100 € | ANEF (une partie des catégories : préfecture) |
| Carte talent (autrefois passeport talent) | durée du contrat, jusqu’à 4 ans | selon le profil de la carte | 350 € / renouvellement : montant introuvable | consulat (visa) ou ANEF |
| Retraité | 10 ans | non | 50 € / 50 € | préfecture ou consulat |
| Entrepreneur / profession libérale | jusqu’à 1 an, puis 4 ans | activité propre | 350 € / 250 € | préfecture |
| Jeune au pair | convention jusqu’à 1 an, 2 ans au total | jusqu’à 25 h par semaine selon la convention | validation 100 € + première carte 150 € / 100 € | préfecture |
| Recherche d’emploi ou création d’entreprise | 1 an, non renouvelable | dans la spécialité | 150 € ; validation du visa 100 € | préfecture |
| Carte de résident | 10 ans, renouvelable | oui, sans autorisation de travail (F2208) | 350 € / 250 € | en ligne, la carte est délivrée par la préfecture |
| Résident de longue durée-UE | 10 ans, renouvelable | non vérifié (fiche F17359) | 350 € (250 € avec un titre en cours de validité) / 250 € | préfecture ; renouvellement par l’ANEF |
Les mentions « non vérifié » et « introuvable » signifient que nous n’avons pas regardé ce point dans la source ou que nous ne l’y avons pas trouvé, et non qu’il est interdit de travailler. Pour ces cartes, ouvrez la fiche correspondante sur service-public (liens dans le bloc « Sources »). Le dépôt sur l’ANEF passe par le portail des étrangers en France. Le schéma général du dépôt, le récépissé et les délais dans les préfectures du Sud sont détaillés dans le guide Titre de séjour : démarches, ANEF et délais en 2026. Les cartes acceptées pour une demande de logement social sont dans le guide Logement social HLM : quelles cartes sont acceptées. Ce qui change selon la nationalité (visa, accords avec la Géorgie et la Russie, protection temporaire) est dans le guide Travailler en France selon la nationalité.
Par où commencer : votre situation
- Vous étudiez ou vous êtes admis dans un établissement. Titre étudiant. Pour savoir si vos ressources suffisent (877,50 € par mois), voyez le guide des études.
- Vous avez fini une formation en France et cherchez du travail. Carte « recherche d’emploi ou création d’entreprise », 1 an.
- Vous avez trouvé un employeur français. Salarié pour un CDI, travailleur temporaire pour un CDD. L’employeur demande l’autorisation de travail avant votre arrivée.
- Vous êtes marié à un Français ou vous avez un enfant français. Vie privée et familiale. Pour faire venir votre famille, voyez le guide du regroupement familial.
- Votre salaire est d’au moins 39 582 € brut par an. Regardez la carte talent (autrefois passeport talent) ; pour le salarié qualifié, il faut en plus un diplôme de niveau master obtenu en France. Les seuils sont détaillés dans le guide des salaires.
- Vous ne travaillez pas, vous disposez de 1 477,93 € net par mois et d’une assurance. Visiteur.
- Vous créez votre entreprise. Entrepreneur/profession libérale ; avec un diplôme de niveau master ou 5 ans d’expérience et un projet d’au moins 30 000 €, talent « porteur de projet ».
- Vous avez entre 18 et 30 ans et une convention avec une famille d’accueil. Jeune au pair.
- Vous vivez en France depuis 5 ans sans interruption. Carte de résident de longue durée-UE ou carte de résident.
- Vous êtes sous protection temporaire venant d’Ukraine. Vous avez une APS (autorisation provisoire de séjour), pas une carte, et le passage à une carte est expliqué à part : protection temporaire en France.
Les coûts : ce que toutes les cartes ont en commun
Tous les chiffres viennent de l’actualité A18881 de service-public (publiée le 22 avril 2026, mise à jour le 12 mai 2026) : première délivrance 350 € (contre 225 € auparavant), renouvellement 250 € (contre 225 €), tarif réduit 150 € (contre 75 €) et 100 € (contre 75 €), duplicata 350 € et 150 €. Pour le tarif réduit, service-public cite des exemples : travailleurs saisonniers, étudiants, recherche d’emploi ou création d’entreprise, regroupement familial, jeunes au pair. La liste est ouverte ; comparez donc votre cas avec la fiche de la carte.
La même actualité donne les droits pour des documents voisins : l’APS (autorisation provisoire de séjour) coûte 100 €, le visa VLS-TS à la validation 300 € (réduit : 100 € ; auparavant 200 € et 50 €), le droit de visa de régularisation 300 €, dont 100 € non remboursables (auparavant 200 €, dont 50 € non remboursables), la naturalisation 255 € (auparavant 55 €). Le fondement est l’article 128 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026. Pour la validation du visa, voyez le guide Valider son visa VLS-TS.
Si vous renouvelez en retard, 180 € s’ajoutent, sauf force majeure ou visa en cours de validité. Les fiches visiteur, étudiant, salarié, entrepreneur et RLD-UE le disent dans les mêmes termes.
Visiteur : peut-on vivre en France sans travailler
Pour ceux qui veulent séjourner en France sans y travailler (service-public, F302, vérifiée le 1er juin 2026). Conditions : des ressources d’au moins 1 477,93 € net par mois pour une personne seule (17 735,19 € par an), une assurance maladie pour toute la durée du séjour et une déclaration sur l’honneur de ne pas travailler en France, ni comme salarié ni comme indépendant.
La carte est d’un an et renouvelable. La première coûte 350 €, le renouvellement 250 €. Le dépôt se fait en ligne sur l’ANEF, et la préfecture du lieu de résidence délivre la carte. Le renouvellement passe aussi par l’ANEF, 4 à 2 mois avant la fin.
Le seuil de 1 477,93 € correspond au SMIC net, dont il est question dans le guide des salaires en France. Avec cette carte, le travail est interdit. Nous n’avons pas trouvé dans la fiche de service-public ce qu’il en est du télétravail pour un employeur étranger ; posez la question à la préfecture avant de déposer.
Étudiant : combien d’heures travailler, 964 par an
La carte d’étudiant (F2231, vérifiée le 1er août 2026). Il faut une inscription et des ressources d’au moins 877,50 € par mois ; en cas d’admission sur concours dans un établissement signataire d’une convention avec l’État, il n’y a pas à justifier des ressources.
On vous délivre d’abord un visa VLS-TS de 4 mois à un an, à valider en ligne (100 €). Vient ensuite une carte d’un an à 100 €, puis une carte pluriannuelle pour le reste du cycle d’études, sans dépasser 4 ans. La première pluriannuelle coûte 150 €, son renouvellement 100 €. Le renouvellement se fait uniquement en ligne sur l’ANEF, 4 à 2 mois avant la fin.
Travail. Jusqu’à 964 heures par an, soit 60 % de la durée annuelle de travail (F2713, vérifiée le 7 octobre 2025, c’est-à-dire avant la hausse des droits ; la fiche ne contient pas de montants). Les heures ne sont pas comptées à partir du 1er janvier mais de la date de délivrance du titre : d’après l’exemple de service-public, une carte délivrée le 1er septembre 2025 permet de travailler jusqu’au 31 août 2026. En cas de dépassement, vous risquez de perdre le titre et de voir le renouvellement refusé. L’employeur dépose à la préfecture une déclaration vous concernant. Pour les ressortissants algériens, il faut une autorisation de travail et le plafond est de 50 % de la durée annuelle.
Salarié et travailleur temporaire : l’emploi salarié
Pour les travailleurs sous contrat avec un employeur français (F15898, vérifiée le 1er mai 2026). Un CDI donne la carte salarié, un CDD la carte travailleur temporaire. L’employeur demande l’autorisation de travail en ligne avant votre arrivée ; vous recevez ensuite le visa VLS-TS et vous le validez dans les 3 mois suivant votre arrivée (taxe de 300 €).
La carte est d’un an, la première délivrance coûte 350 € (300 + 50), le renouvellement 250 € (200 + 50). Au renouvellement, le salarié peut obtenir une carte pluriannuelle de 4 ans, à condition de justifier du français A2 et de l’examen civique (sauf pour les plus de 65 ans). Pour le travailleur temporaire, le renouvellement est accordé pour la durée du CDD restant ou nouveau, parfois plus d’un an.
Le dépôt se fait à la préfecture du lieu de résidence, au plus tard 2 mois avant la fin de la carte. Le mode (formulaire en ligne, rendez-vous ou courrier) est fixé par la préfecture : voyez son site. Quatre mois de silence valent refus implicite, à contester dans les 2 mois. Pour chercher du travail, voyez le guide Travailler en France quand on est russophone ; ce qui dépend de la nationalité (visa, accords avec la Géorgie et la Russie, métiers en tension en Occitanie et en Provence-Alpes-Côte d’Azur) est dans le guide Travailler en France selon la nationalité.
Vie privée et familiale : la famille
La carte s’adresse aux conjoints de Français, aux parents d’enfants français, aux membres de la famille d’une personne en séjour régulier, ainsi qu’en cas de liens personnels et familiaux forts (F2209, vérifiée le 1er mai 2026).
La première carte est d’un an et coûte 350 € (droit de 50 € et taxe de 300 €). Le renouvellement coûte 250 €. Pour le conjoint d’un Français, le parent d’un enfant français et ceux venus par regroupement familial, la carte permet de travailler, et l’employeur n’a pas à demander d’autorisation de travail (F2209) ; des limites existent pour certains motifs, voyez la fiche. Pour les jeunes adultes arrivés par regroupement familial, 150 € et 100 € ; pour les victimes de violences, c’est gratuit. La carte pluriannuelle du conjoint ou du parent d’un enfant français est en général délivrée pour 2 ans.
Conjoint d’un Français. La vie commune ne doit pas cesser. Si vous êtes entré avec un visa de court séjour, il faut un mariage célébré en France et 6 mois de vie commune ici ; avec un visa VLS-TS, la vie commune en cours suffit. Après 3 ans de mariage, on peut demander la carte de résident. Une carte temporaire ne peut pas être renouvelée plus de 3 fois de suite pour le même motif.
Le dépôt se fait en ligne sur l’ANEF, 4 à 2 mois avant la fin ; pour une partie des catégories, à la préfecture sur rendez-vous, 2 mois avant.
Carte talent (« passeport talent ») : la haute qualification
On l’appelle encore souvent « passeport talent » : c’est son ancien nom. Aujourd’hui, il s’agit officiellement de la carte de séjour pluriannuelle « talent » (carte talent, autrefois passeport talent). Une carte pluriannuelle dont la durée égale celle du contrat, 4 ans au maximum (F16922, vérifiée le 1er juin 2026). La première délivrance coûte 350 € ; nous n’avons pas trouvé le montant du renouvellement dans la partie vérifiée de la fiche, et nous ne le donnons donc pas. Depuis l’étranger, on vous délivre d’abord un visa de long séjour au consulat ; depuis la France, on dépose en ligne sur l’ANEF.
Seuils par profil, en brut :
- salarié qualifié : diplôme de niveau master ou diplôme « niveau 1 » labellisé par la Conférence des grandes écoles, obtenu en France dans un établissement d’enseignement supérieur accrédité au niveau national, et contrat à partir de 39 582 € brut par an ; pour le salarié d’une entreprise innovante et le salarié en mission, le seuil est le même, sans exigence de diplôme (service-public F16922, 1er juin 2026) ;
- carte bleue européenne : à partir de 59 373 € par an ; un contrat de 2 ans ou plus donne une carte jusqu’à 4 ans, un contrat plus court donne la durée du contrat plus 3 mois, 2 ans au maximum ;
- professions médicales et pharmaceutiques : à partir de 41 386,48 € ;
- chercheur : à partir de 2 200 € par mois ;
- porteur de projet (création d’entreprise) : diplôme de niveau master ou 5 ans d’expérience, revenus au moins égaux au SMIC (22 404,20 € par an) et financement du projet d’au moins 30 000 € ; pour un investisseur, un apport d’au moins 300 000 € ;
- mandataire social (dirigeant d’une société) : à partir de 67 212,60 € ;
- profession artistique ou culturelle : à partir de 1 306,91 € par mois ;
- « renommée » : revenus au moins égaux au SMIC, soit 22 404,20 € par an.
Pour comparer ces montants aux salaires dans les régions du Sud, voyez le guide Salaires en France.
Retraité : pas pour un nouvel arrivant
La carte « retraité ou conjoint de retraité » vaut 10 ans, coûte 50 € (et 50 € au renouvellement), et le renouvellement ne peut pas être refusé (F2710, vérifiée le 1er mai 2026). Mais elle ne convient pas à tous les retraités. Condition : avoir déjà vécu en France avec une carte de résident (y compris la RLD-UE ou l’ancienne carte de résident de 3 ou 10 ans), vivre désormais à l’étranger et toucher une pension de retraite de base française. La carte n’est pas prévue pour les citoyens de l’UE et les Algériens.
Elle permet de venir en France pour un séjour d’un an au plus sans visa. Elle ne donne pas le droit de travailler. Le dépôt se fait à la préfecture, ou depuis l’étranger au consulat. Pour un retraité étranger qui n’a jamais vécu en France avec une carte de résident, le titre visiteur est plus proche : c’est notre conclusion à partir des conditions des deux cartes, à faire confirmer par la préfecture.
Entrepreneur et profession libérale : l’activité propre
Une carte d’un an au plus (F35795, vérifiée le 1er juin 2026). L’activité doit être votre occupation principale, correspondre à votre qualification ou à votre expérience et être économiquement viable ; les revenus qu’elle procure doivent atteindre au moins 1 867,02 € par mois (le SMIC brut).
La première carte coûte 350 € (50 + 300), le renouvellement 250 € (50 + 200). Le dépôt se fait à la préfecture du lieu de résidence, le renouvellement pendant les 2 derniers mois. Si l’activité fonctionne, on peut obtenir une carte pluriannuelle de 4 ans pour 350 €.
Jeune au pair
Pour les 18 à 30 ans qui vivent dans une famille d’accueil (F15813, vérifiée le 1er mai 2026). Vous signez une convention d’un an au plus, que vous prolongez par une nouvelle convention d’un an au plus, 2 ans au total. L’argent de poche est d’au moins 320 €, avec jusqu’à 25 heures par semaine selon la convention.
Le droit est de 100 € à la validation du visa à l’arrivée, puis 150 € pour la première carte ; le renouvellement coûte 100 €. Le dépôt se fait à la préfecture du lieu de résidence, pendant les 2 derniers mois.
Recherche d’emploi ou création d’entreprise
Pour les diplômés (F17319, vérifiée le 1er juin 2026) : un diplôme au moins égal à la licence professionnelle ou au master, obtenu en France au cours des 12 derniers mois (si vous déposez depuis l’étranger, le délai après le diplôme va jusqu’à 4 ans). La carte est d’un an et n’est pas renouvelable. Elle coûte 150 € (50 + 100), et 100 € de validation si l’on est entré avec un visa. On peut travailler dans sa spécialité, avec un salaire d’au moins 2 800,53 € brut par mois. Le dépôt se fait à la préfecture du lieu de résidence.
La même carte est délivrée au chercheur dont la carte talent-chercheur arrive à son terme. Si vous avez trouvé un emploi, vous changez de motif pour salarié ou talent ; le changement est détaillé dans le guide Titre de séjour.
Carte de résident : 10 ans
Une carte de 10 ans, renouvelable (F2208, vérifiée le 1er juillet 2026). Elle est délivrée pour plusieurs motifs : au conjoint d’un Français (mariage d’au moins 3 ans), au titre du regroupement familial, au parent d’un enfant français, aux enfants et aux parents à charge de Français, aux réfugiés et aux apatrides, aux bénéficiaires d’une rente d’accident du travail. En règle générale, la première délivrance exige le français B1 et l’examen civique (sauf pour les plus de 65 ans) ; pour une partie des catégories, ces exigences ne s’appliquent pas. La liste et les niveaux sont dans le guide du français pour le titre de séjour.
La première carte coûte 350 € (50 + 300), le renouvellement 250 € ; c’est gratuit pour les réfugiés, les apatrides et les bénéficiaires de la protection subsidiaire. Le dépôt se fait en ligne, la préfecture délivre la carte ; une partie des catégories dépose à la préfecture. La carte perd sa validité si vous avez été absent de France plus de 3 ans de suite.
Résident de longue durée-UE (RLD-UE)
Pour ceux qui vivent en France depuis 5 ans (F17359, vérifiée le 1er juin 2026). Le séjour doit être ininterrompu : on admet une absence de 6 mois de suite au plus, pour un total de 10 mois. Il faut des ressources stables au moins égales au SMIC (1 867,02 € brut par mois), le français B1, l’examen civique et une assurance maladie.
La carte vaut 10 ans et est renouvelable ; elle perd sa validité si vous avez vécu 6 ans de suite hors de France. La première délivrance coûte 350 €, mais si vous avez déjà un titre de séjour en cours de validité (donc presque tous ceux qui déposent), 250 €. Le renouvellement coûte 250 € (50 + 200). La première demande se dépose directement à la préfecture, dès que les conditions sont remplies ; le renouvellement, en ligne sur l’ANEF 4 à 2 mois avant la fin, ou à la préfecture pendant les 2 derniers mois.
Changer de motif : ce que décrivent les fiches
- Recherche d’emploi ou création d’entreprise. La carte est délivrée pour un an, sans renouvellement (F17319). Vous trouvez un emploi : vous changez de motif pour salarié ou talent.
- Chercheur. À la fin de la carte talent-chercheur, on peut obtenir la même carte de recherche d’emploi, pour un an, à 150 €.
- Protection temporaire. C’est une APS, pas une carte ; le passage à une carte ordinaire est décrit dans le guide sur la protection temporaire.
- Les autres changements (par exemple d’étudiant à salarié ou de visiteur à entrepreneur) : nous ne les avons pas étudiés dans les fiches ; le motif exact et les pièces à fournir dépendent de la préfecture et de votre cas.
Pour le visa de long séjour et l’entrée en France, voyez le guide Visa pour la France ; pour les études, le guide Étudier en France. Si vous en êtes à la nationalité, voyez la nationalité française.
Si vous hésitez entre plusieurs cartes ou si vous changez de motif, vous pouvez demander dans notre chat qui a suivi quel parcours et comment cela se passe aujourd’hui dans votre préfecture.
À voir aussi
- S’installer dans le sud de la France : les démarches
- Titre de séjour : démarches, ANEF et délais en 2026
- Valider son visa VLS-TS : en ligne sur ANEF, pas à l’OFII
- Français pour le titre de séjour et la nationalité 2026
- Salaires en France 2026 : SMIC, net, moyenne par région
- Regroupement familial 2026 : conditions et démarches
- Étudier en France : Russes et Ukrainiens 2026
- Visa pour la France 2026 : court séjour C ou long séjour D
- Travailler en France quand on est russophone : le guide
- Protection temporaire en France 2026 : qui, APS, droits
- Travailler en France selon sa nationalité : visa, accords, métiers en tension
- Logement social HLM : quelles cartes sont acceptées
- Micro-entreprise en France pour les étrangers : titre, cotisations, plafonds
Sources
- Titres de séjour : nouveaux montants des taxes à compter du 1er mai 2026 (A18881, publié le 22 avril 2026, mis à jour le 12 mai 2026) - Service-Public.gouv.fr (DILA). Vérifié le
- Carte de séjour temporaire "visiteur" d'un étranger en France (F302, vérifié le 1er juin 2026) - Service-Public.gouv.fr (DILA). Vérifié le
- Étudiant étranger en France : visa de long séjour ou titre de séjour (F2231, vérifié le 1er août 2026) - Service-Public.gouv.fr (DILA). Vérifié le
- Un étudiant non européen peut-il travailler en France ? (F2713, vérifié le 7 octobre 2025) - Service-Public.gouv.fr (DILA). Vérifié le
- Travail d'un étranger en France : carte de séjour - salarié/travailleur temporaire (F15898, vérifié le 1er mai 2026) - Service-Public.gouv.fr (DILA). Vérifié le
- Carte de séjour "vie privée et familiale" d'un étranger en France (F2209, vérifié le 1er mai 2026) - Service-Public.gouv.fr (DILA). Vérifié le
- Carte talent : carte de séjour pluriannuelle d'un étranger en France (F16922, vérifié le 1er juin 2026) - Service-Public.gouv.fr (DILA). Vérifié le
- Carte de séjour pour étranger retraité ou conjoint de retraité (F2710, vérifié le 1er mai 2026) - Service-Public.gouv.fr (DILA). Vérifié le
- Carte de séjour "entrepreneur/profession libérale" d'un étranger en France (F35795, vérifié le 1er juin 2026) - Service-Public.gouv.fr (DILA). Vérifié le
- Carte de séjour temporaire - Jeune au pair (F15813, vérifié le 1er mai 2026) - Service-Public.gouv.fr (DILA). Vérifié le
- Carte de séjour ou VLS-TS - Recherche d'emploi/création d'entreprise (F17319, vérifié le 1er juin 2026) - Service-Public.gouv.fr (DILA). Vérifié le
- Carte de résident de 10 ans d'un étranger en France (F2208, vérifié le 1er juillet 2026) - Service-Public.gouv.fr (DILA). Vérifié le
- Carte de résident de longue durée-UE (étranger en France depuis 5 ans) (F17359, vérifié le 1er juin 2026) - Service-Public.gouv.fr (DILA). Vérifié le
- Talent - Economic Investor status (vérifié le 11 mai 2026) - Business France (Welcome to France). Vérifié le
- Carte de séjour pluriannuelle (F35799, vérifié le 1er mai 2026) - Service-Public.gouv.fr (DILA). Vérifié le