Diaspora
Russes en France : environ 79 500 nés en Russie
Les Russes en France : environ 79 500 personnes nées en Russie (recensement INSEE 2023) et 66 794 titres de séjour valides détenus par des ressortissants russes fin 2025 (Eurostat). Ni l'un ni l'autre ne compte les russophones. Dans le Sud, trouvez les vôtres dans le chat Telegram « Vibe Sud de la France ».
Les russophones vivent dans toute la France. D’après le recensement INSEE 2023, c’est en Île-de-France que vivent le plus de personnes nées en Russie (environ 21 600) ; dans le Sud, les Alpes-Maritimes avec Nice et Cannes sont en tête (environ 5 700), puis les Bouches-du-Rhône (environ 2 600), la Haute-Garonne (environ 2 100) et l’Hérault avec Montpellier (environ 1 200). Il n’existe aucun total des russophones, mais de vrais chiffres existent, et les voici. Et pour trouver les siens dans le Sud, le plus simple reste le chat de la communauté « Vibe Sud de la France » sur Telegram - russophones dans le Sud de la France : écrivez-y de quelle ville vous êtes.
Combien de Russes en France : ce que dit le recensement INSEE 2023
Ni le recensement INSEE ni les données Eurostat que nous avons consultées ne donnent de total des russophones, et nous n’allons pas inventer une fourchette. En revanche, il existe un chiffre solide pour une question voisine : combien de personnes vivent en France après être nées en Russie. D’après le recensement INSEE 2023 (publication du 25 juin 2026), elles sont environ 79 500, sur environ 7 257 200 immigrés de tous pays de naissance, soit un peu plus d’une personne sur cent.
Ce que « immigré » veut dire ici. Pour l’INSEE, un immigré (immigré) est une personne née étrangère à l’étranger. La nationalité actuelle ne joue pas : quelqu’un né en Russie puis devenu français est compté quand même. La langue n’entre pas en jeu non plus : un enfant né en France n’apparaît pas dans le chiffre, et un Ukrainien, un Kazakh ou un Arménien de langue maternelle russe n’y figure pas, parce que l’on compte le pays de naissance, pas la langue. Les 79 500 ne sont donc pas « les russophones » mais « les personnes nées en Russie », et c’est ainsi qu’il faut lire le chiffre.
Et les ressortissants russes ? Pour la nationalité, le repère le plus proche vient d’Eurostat : au 31 décembre 2025, les ressortissants russes détenaient en France 66 794 titres de séjour valides. Le chiffre monte chaque année depuis 2020 : 52 248 fin 2020, 53 141 fin 2021, 57 561 fin 2022, 62 399 fin 2023, 65 236 fin 2024 (Eurostat, tableau migr_resvalid mis à jour le 28 septembre 2026, consulté le 3 novembre 2026). On compte ici les titulaires d’un titre, pas tous les habitants. Les deux chiffres ne s’additionnent pas : une personne née en Russie et titulaire d’un titre figure dans les deux, une personne née en Russie et devenue française seulement dans celui de l’INSEE.
Par région et par département dans le Sud
| Territoire | Nés en Russie, INSEE 2023 (part parmi les immigrés) | Immigrés, tous pays |
|---|---|---|
| France entière | environ 79 500 (1,1 %) | environ 7 257 200 |
| Occitanie | environ 7 100 (1,2 %) | environ 592 700 |
| Provence-Alpes-Côte d’Azur | environ 10 000 (1,6 %) | environ 610 900 |
| Alpes-Maritimes (06) | environ 5 700 (3,2 %) | environ 179 400 |
| Bouches-du-Rhône (13) | environ 2 600 (1,0 %) | environ 251 000 |
| Haute-Garonne (31) | environ 2 100 (1,3 %) | environ 167 300 |
| Hérault (34) | environ 1 200 (0,9 %) | environ 133 700 |
| Var (83) | environ 800 (0,9 %) | environ 89 300 |
| Gard (30) | environ 700 (0,9 %) | environ 70 300 |
| Vaucluse (84) | environ 400 (0,7 %) | environ 67 900 |
Source : INSEE, recensement de la population 2023, fichier « Population immigrée par sexe, âge et pays de naissance détaillé ». Les chiffres du fichier sont des estimations issues d’un échantillon ; nous les arrondissons donc à la centaine, et les parts entre parenthèses sont calculées par nos soins. L’INSEE précise que les nombres supérieurs à 500 sont en général fiables, et ceux inférieurs à 200 à manier avec prudence. Le Vaucluse (environ 400) se situe entre les deux : lisez-le comme un ordre de grandeur.
Ce que montre le tableau. L’Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) réunies comptent environ 17 100 personnes, soit à peu près un cinquième de la France pour ce recensement. Les Alpes-Maritimes (Nice, Cannes, Antibes) se détachent : on y compte environ trois personnes nées en Russie pour cent immigrés, contre 0,7 à 1,3 dans les autres départements du tableau. C’est aussi là qu’elles sont les plus nombreuses en valeur absolue : environ 5 700, contre environ 4 000 dans l’Hérault, le Gard et la Haute-Garonne réunis. Pour l’échelle : dans l’Hérault, avec Montpellier, où vit le noyau de notre communauté, le recensement compte un peu moins d’une personne née en Russie pour cent immigrés.
Villes, intercommunalités et zones d’emploi
En dessous du département, le fichier du recensement INSEE 2023 donne le pays de naissance à trois autres niveaux, là encore seulement pour les territoires d’au moins 500 000 habitants. On ne compare honnêtement qu’à l’intérieur d’un même niveau :
- commune - la ville dans ses limites, sans sa banlieue ; le fichier 2023 n’en compte que quatre : Paris, Marseille, Lyon et Toulouse ;
- intercommunalité (EPCI) - une métropole ou un autre regroupement de la ville avec les communes voisines ; le fichier 2023 en compte 11 ;
- zone d’emploi (zonage 2020) - la ville et les communes alentour d’où l’on vient y travailler ; le fichier 2023 en compte 25.
Les niveaux s’emboîtent, si bien qu’un même endroit donne des chiffres différents. Au recensement INSEE 2023, la commune de Marseille compte 1 313 personnes nées en Russie, la zone d’emploi de Marseille 1 600, la métropole d’Aix-Marseille-Provence 2 504 et tout le département des Bouches-du-Rhône environ 2 600. Les noms des tableaux sont ceux du fichier INSEE ; un lien mène à notre guide de la ville.
| Rang | Territoire (nom INSEE) | Nés en Russie | Immigrés, tous pays | Part parmi les immigrés, % |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Paris | 6 324 | 446 378 | 1,4 |
| 2 | Marseille | 1 313 | 147 290 | 0,9 |
| 3 | Lyon | 1 054 | 78 223 | 1,3 |
| 4 | Toulouse | 1 001 | 87 527 | 1,1 |
Parmi les communes, au recensement INSEE 2023, Paris compte 6 324 personnes nées en Russie, presque deux fois plus que les trois autres réunies : Marseille, Lyon et Toulouse en ont 3 368.
| Rang | Territoire (nom INSEE) | Nés en Russie | Immigrés, tous pays | Part parmi les immigrés, % |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Métropole du Grand Paris | 14 742 | 1 730 691 | 0,9 |
| 2 | Eurométropole de Strasbourg | 4 083 | 102 643 | 4,0 |
| 3 | Métropole Nice Côte d'Azur | 3 941 | 99 677 | 4,0 |
| 4 | Métropole d'Aix-Marseille-Provence | 2 504 | 234 384 | 1,1 |
| 5 | Métropole de Lyon | 2 501 | 234 266 | 1,1 |
| 6 | Nantes Métropole | 1 705 | 67 348 | 2,5 |
| 7 | Toulouse Métropole | 1 603 | 123 316 | 1,3 |
| 8 | Bordeaux Métropole | 989 | 98 702 | 1,0 |
| 9 | Métropole Européenne de Lille | 896 | 129 241 | 0,7 |
| 10 | Montpellier Méditerranée Métropole | 787 | 74 112 | 1,1 |
| 11 | Métropole Rouen Normandie | 555 | 52 503 | 1,1 |
Parmi les intercommunalités, au recensement INSEE 2023, la Métropole du Grand Paris (14 742) est suivie de l’Eurométropole de Strasbourg (4 083) et de la Métropole Nice Côte d’Azur (3 941). Dans les deux, les personnes nées en Russie représentent environ 4 immigrés sur 100 (4,0 %), contre 0,9 % dans le Grand Paris. La métropole de Montpellier, où vit le cœur de notre communauté, est 10e sur 11 (787).
| Rang | Territoire (nom INSEE) | Nés en Russie | Immigrés, tous pays | Part parmi les immigrés, % |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Paris | 14 426 | 1 605 750 | 0,9 |
| 2 | Strasbourg | 4 303 | 114 785 | 3,7 |
| 3 | Nice | 4 059 | 103 498 | 3,9 |
| 4 | Lyon | 2 764 | 263 205 | 1,1 |
| 5 | Toulouse | 2 074 | 160 532 | 1,3 |
| 6 | Nantes | 1 803 | 74 585 | 2,4 |
| 7 | Marseille | 1 600 | 173 396 | 0,9 |
| 8 | Seine-Yvelinoise | 1 301 | 162 896 | 0,8 |
| 9 | Versailles-Saint-Quentin | 1 210 | 90 099 | 1,3 |
| 10 | Bordeaux | 1 126 | 114 624 | 1,0 |
| 11 | Saclay | 1 079 | 98 801 | 1,1 |
| 12 | Rennes | 1 033 | 52 580 | 2,0 |
| 13 | Grenoble | 982 | 79 824 | 1,2 |
| 14 | Montpellier | 924 | 93 484 | 1,0 |
| 15 | Nancy | 784 | 45 254 | 1,7 |
Parmi les zones d’emploi, au recensement INSEE 2023, le trio de tête ne change pas : Paris (14 426), Strasbourg (4 303), Nice (4 059). La zone d’emploi de Montpellier est 14e sur 25 (924). Hors des 15 premières : les zones d’emploi de Perpignan (603, 22e) et de Toulon (332, 25e) ; le chiffre de Toulon, entre 200 et 500, se lit comme un ordre de grandeur.
Ce que le fichier ne contient pas
- Les autres pays. L’Ukraine, la Biélorussie, le Kazakhstan, l’Arménie, la Géorgie, l’Ouzbékistan et la Moldavie n’ont pas de ligne à part. Ils sont versés dans les lignes générales « Autres pays d’Europe » (environ 179 100 personnes pour la France) et « Autres pays d’Asie » (environ 372 900), où tombent tous les pays sans ligne propre. Le fichier ne dit pas quel pays va dans quelle ligne : impossible donc d’en tirer la part des Ukrainiens ou des Kazakhs. C’est précisément pour cela que ces données ne contiennent aucun total des russophones.
- Les petits départements. L’INSEE ne publie cette ventilation que pour les territoires d’au moins 500 000 habitants. Les Pyrénées-Orientales (Perpignan) comptent 496 855 habitants au recensement 2023 : il s’en est fallu de peu. L’Aude (Carcassonne), les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence restent aussi sans chiffres.
- Les autres villes. La ville seule, sans sa banlieue, le recensement INSEE 2023 ne la montre que pour les communes d’au moins 500 000 habitants : Paris, Marseille, Lyon et Toulouse. Les intercommunalités et zones d’emploi de 500 000 habitants ou plus ont aussi leurs chiffres, dans les tableaux ci-dessus. Pour les autres villes, rien : combien de Russes à Montpellier même, le recensement ne le dit pas ; il donne seulement la métropole de Montpellier (787 au recensement 2023) et sa zone d’emploi (924).
Concrètement : dans les grandes villes du Sud on peut trouver les siens, alors que dans les petites il n’y a peut-être pas de communauté, comme nous l’écrivons pour Grasse et Prades. Dans ce cas, le chat commun à tout le Sud aide.
Comment trouver les siens : concrètement
Ce que montre notre chat. Nous avons dépouillé tout son historique, du 30 mai 2025 au 25 octobre 2026 : 3 393 messages de 276 membres. « Y a-t-il des nôtres dans ma ville ou à côté ? » y est la deuxième question la plus fréquente : 9 membres différents l’ont posée, juste après le lieu exact des rencontres. Parmi les villes que les membres citent comme la leur ou comme destination, Montpellier vient très loin devant (40 membres), puis Castelnau-le-Lez, Marseille et Nice (4 chacune), Paris et Toulouse (3 chacune) ; nous ne citons une ville qu’à partir de trois membres.
Aujourd’hui, la vie sociale des russophones se passe surtout sur Telegram. Les étapes :
Rejoignez notre chat (lien ci-dessous) : c’est le chemin le plus direct vers les russophones du Sud. Présentez-vous : votre ville, quand vous êtes arrivé(e), ce que vous faites.
Indiquez dans quelle ville vous êtes. Votre message sera lu par des membres de tout le Sud, qui vous diront où chercher les vôtres près de chez vous.
Venez à une rencontre - nous organisons des barbecues, des pique-niques, des randonnées, des sorties à la mer. Se rencontrer en vrai est plus simple qu’échanger des messages. Les prochains événements sont toujours dans le chat.
Posez une question pratique - logement, documents, banque, médecin, produits russes.
En attendant une réponse, jetez un œil à l’annuaire « Pour les nôtres » : magasins russes, églises, écoles russes, médecins et traducteurs. Pour les papiers, la rubrique S’installer dans le Sud de la France vous aidera.
« Quelle journée merveilleuse aujourd’hui, des gens formidables et franchement tout était parfait. Merci à tous, plein d’émotions et que du positif. »
- extrait du chat de la communauté, après une journée à la plage le 22 juin 2025 (publié anonymement ; traduit du russe)
Les villes du Sud de la France : nos guides
Si vous choisissez où vous installer, ou si vous vivez déjà dans le Sud, nous avons des guides par ville, avec les loyers, les quartiers et les transports :
- Montpellier - ville étudiante, vivante, accessible ; cœur de notre communauté.
- Nice - Côte d’Azur, histoire, cathédrale orthodoxe, l’une des villes les plus chères du Sud pour la location.
- Marseille - port, ville cosmopolite, moins chère que Nice.
- Toulouse - la ville rose, à l’ouest, aéronautique, Airbus.
- Perpignan - près de la frontière espagnole, l’une des villes les plus ensoleillées de France.
- Nîmes - entre Montpellier et Avignon, arènes romaines, plus calme et moins chère.
- Avignon - ville des papes, festival de théâtre, entrée en douceur en Provence.
- Sète - la « Venise du Languedoc », ville de pêcheurs au bord de l’étang, un tout autre rythme.
- Toulon - base navale, Méditerranée, nettement moins chère que Nice.
- Cannes - festival, yachts, atmosphère internationale, Côte d’Azur.
La liste complète est dans la rubrique Villes du Sud de la France.
La langue et les contours de la communauté
« Les Russes en France » est une étiquette bien plus large en pratique. Dans notre chat Telegram, comme dans la plupart des communautés russophones de France, on trouve :
- Des Russes - de toutes les régions, avec des parcours et des opinions très divers.
- Des Ukrainiens - dont ceux arrivés après le 24 février 2022 au titre de la protection temporaire : elle est prolongée jusqu’au 4 mars 2028 par une décision du Conseil de l’UE du 30 juillet 2026, le nouveau délai s’appliquant à partir du 5 mars 2027.
- Des Biélorusses, Kazakhs, Arméniens, Moldaves, Géorgiens, Azerbaïdjanais et tous ceux pour qui il est plus facile de parler russe.
La langue de communication est le russe, parce que tout le monde le comprend. Il n’y a aucune division par passeport dans le chat. Les chiffres et les adresses de chaque communauté sont sur nos pages les Ukrainiens en France, les Arméniens en France : chiffres, paroisses, consulats et les diasporas post-soviétiques en France.
La vague actuelle : qui arrive aujourd’hui
Depuis 2022, la France a reçu une nouvelle vague de russophones : travailleurs en relocalisation, réfugiés, familles. Combien sont restés, personne ne l’a compté, mais Eurostat donne un chiffre indirect : la France a délivré à des ressortissants russes 5 091 premiers titres de séjour en 2021, 6 952 en 2022, 6 646 en 2023, 5 736 en 2024 et 5 722 en 2025. Ce sont des autorisations, pas un nombre d’habitants : certains sont déjà repartis, d’autres vivent en France avec d’autres documents.
Les questions pratiques des nouveaux arrivants - préfecture, compte bancaire, médecin - sont détaillées dans la rubrique S’installer dans le Sud de la France ; vous pouvez aussi les poser en direct dans notre chat.
Les centres historiques : Paris et la rue Daru
La première grande vague d’émigration russe est arrivée en France après la révolution de 1917 : en 1922, des pièces d’identité spéciales ont été instaurées pour les réfugiés russes, et en 1925 la France a ouvert l’Office des réfugiés russes. Aristocrates, militaires, intellectuels, artistes sont venus, et Paris en est devenu le centre.
Le cœur du Paris russe se trouve dans le 8e arrondissement et la rue Daru, où s’élève la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky, consacrée le 11 septembre 1861 (la première église paroissiale russe d’Europe occidentale était apparue un peu plus tôt, à Nice, en 1859). Aujourd’hui encore, c’est une cathédrale en activité : d’après l’Archevêché des paroisses orthodoxes russes en Europe occidentale (au 11 octobre 2026), les vigiles ont lieu le samedi à 18 h, les heures et la liturgie le dimanche à 10 h. Si vous êtes à Paris et voulez rencontrer des compatriotes, rendez-vous au 12 rue Daru.
Paris compte d’autres adresses russes : la librairie du Globe (« Globus »), au 67 boulevard Beaumarchais, et la bibliothèque Tourgueniev, au 11 rue de Valence, fondée en 1875. Les églises, les écoles, les épiceries et les consulats du Paris russophone d’aujourd’hui sont réunis dans notre guide Russophones à Paris.
La Côte d’Azur : la « Riviera russe »
Les Russes ont commencé à venir à Nice au milieu du XIXe siècle : l’impératrice douairière y a séjourné en 1855-1857, et en 1864, alors que le chemin de fer venait d’arriver à Nice, Alexandre II est venu à son tour. Le symbole central de cette présence est la cathédrale Saint-Nicolas : sa construction a commencé en 1903 dans le parc de la villa Bermond, propriété personnelle de Nicolas II, et elle a été consacrée en décembre 1912. Elle est classée monument historique depuis 1987. Cannes et Antibes sont elles aussi liées de longue date à la communauté russophone.
Pour l’histoire et la vie actuelle de la côte, voir la page les Russes sur la Côte d’Azur ; pour la pratique, nos guides de Nice et de Cannes.
Marseille et Montpellier
Marseille est une ville portuaire où près de la moitié des immigrés du département sont nés en Algérie, au Maroc et en Tunisie (environ 119 000 sur 251 000 d’après le recensement INSEE 2023), et environ 2 600 en Russie. La communauté russophone y est moins visible qu’à Nice, mais elle existe. Marseille abrite aussi une communauté arménienne, et notre annuaire des églises y recense des églises apostoliques arméniennes : 8 à ce jour. Plus d’informations dans notre guide de Marseille.
Montpellier est une ville universitaire d’Occitanie, d’où est née notre communauté « Vibe Sud de la France ». Pour la vie pratique, les prix et les quartiers : guide de Montpellier.
La diaspora russe en France : les vagues d’émigration
| Vague | Années | Qui venait |
|---|---|---|
| Prérévolutionnaire, aristocratique | années 1850 - 1917 | la noblesse russe sur la Côte d’Azur : l’impératrice douairière à Nice en 1855-1857, une église russe construite en 1859, Alexandre II en 1864 |
| Première vague (après la révolution) | années 1920-1930 | aristocrates, militaires, intellectuels, artistes ; pièces d’identité pour réfugiés russes (1922) et Office des réfugiés russes (1925), avec Paris pour centre |
| Vague contemporaine | après 2022 | travailleurs en relocalisation, réfugiés, familles ; premiers titres de séjour délivrés à des ressortissants russes en France : 6 952 en 2022, 5 722 en 2025 (Eurostat) |
Les consulats de Russie en France
Les questions consulaires des ressortissants russes en France relèvent des représentations de notre annuaire, 4 aujourd’hui : la section consulaire de l’ambassade à Paris, les consulats généraux de Marseille et de Strasbourg et l’agence consulaire de Villefranche-sur-Mer, près de Nice. Voici leurs adresses, téléphones et sites officiels, tels qu’elles les publient. Pour le consulat général de Marseille, nous ne donnons pas de téléphone : son site affiche un numéro, l’annuaire du ministère français des Affaires étrangères en donne un autre.
- Ambassade de la Fédération de Russie en France - Service consulaire à Paris
Section consulaire de l'ambassade - Russie
40-50 boulevard Lannes, 75116 Paris
+33 1 45 04 05 01 · site officiel - Consulat Général de la Fédération de Russie à Marseille
Consulat général - Russie
3 avenue Ambroise Paré, 13008 Marseille
site officiel - Consulat Général de la Fédération de Russie à Strasbourg
Consulat général - Russie
6, place Sébastien Brant, 67000 Strasbourg
+33 3 88 36 97 85 · site officiel - Agence consulaire de Russie
Agence consulaire - Russie
17bis rue de l'Eglise, 06230 Villefranche-sur-Mer
+33 4 93 88 73 59 · villefranche@mid.ru · site officiel
Pratique : documents et vie quotidienne
Si vous venez d’arriver ou si vous préparez votre installation, voici les étapes clés côté papiers :
- Titre de séjour - de nombreuses cartes, par exemple « visiteur » et étudiant, se demandent en ligne via l’ANEF (administration-etrangers-en-france.interieur.gouv.fr), tandis que les cartes « salarié » et « entrepreneur/profession libérale » se déposent et se renouvellent à la préfecture ou à la sous-préfecture du lieu de résidence. Le détail est dans notre guide du titre de séjour.
- Validation du visa VLS-TS - obligatoire dans les 3 mois suivant l’arrivée en France : elle se fait en ligne sur le site ANEF du ministère de l’Intérieur, avec paiement de la taxe. À lire : valider son visa VLS-TS en ligne sur l’ANEF.
- Carte Vitale - la carte qui donne accès au système de santé. Guide : Carte Vitale et sécu.
- Compte bancaire - aucun garant n’est nécessaire : la banque demande une pièce d’identité et un justificatif de domicile, et peut demander d’autres documents, par exemple sur les revenus. Si la banque refuse, la Banque de France désigne une banque tenue d’ouvrir le compte (droit au compte). Détails : ouvrir un compte bancaire en France.
- Les 30 premiers jours - une liste pas à pas pour ceux qui viennent d’arriver : Premiers 30 jours en France.
Ces guides sont construits à partir des pages officielles, avec la date de la version à côté des chiffres.
Si vous cherchez les vôtres, commencez par un seul message dans le chat : votre ville, quand vous êtes arrivé(e), ce que vous voulez savoir.
Chat de la communauté « Vibe Sud de la France » sur Telegram - russophones dans le Sud de la France
Voir aussi :
- S’installer dans le Sud de la France : les démarches
- Notre communauté « Vibe Sud de la France » : qui nous sommes et comment ça fonctionne
- Annuaire pour les nôtres : magasins, églises, écoles, médecins
- Villes du Sud de la France
- Sanctions de l’UE pour les ressortissants russes et biélorusses : dépôts, cartes, voitures
- Retraite en France : âge, minimums, ASPA et carrière hors de France
Sources
- Nationalité et immigration en 2023 - INSEE, recensement de la population 2023 (publication du 25 juin 2026). Vérifié le
- Population immigrée par sexe, âge et pays de naissance détaillé (ex IMG1B) - INSEE sur data.gouv.fr (données du recensement 2023 ; les chiffres de cette page ont été vérifiés dans le fichier le 16 octobre 2026). Vérifié le
- First permits by reason, length of validity and citizenship (migr_resfirst) - Eurostat (données mises à jour le 28 septembre 2026). Vérifié le
- All valid permits by reason, length of validity and citizenship on 31 December of each year (migr_resvalid) - Eurostat (données mises à jour le 28 septembre 2026). Vérifié le
- Histoire de l'asile et de l'Ofpra - OFPRA, frise chronologique, section des années 1920. Vérifié le